1999 - 26 articles

Merci aux DNA et à L'Alsace pour ces articles folk et trad

 


8 janvier 1999 © Dernières Nouvelles d'Alsace tous droits de reproduction réservés

Linthal - Authentus, le retour

Le groupe folk de la vallée a donné un concert au Dorfhüs.
Après une première apparition à la fête du coucou, les neuf musiciens de la vallée du groupe folk Authentus avaient impressionné lors des animations d'été en août. Ils s'étaient aussi produits dans de nombreuses manifestations de la région. Ils ont retrouvé le Dorfhüs de Linthal avant les fêtes pour y donner un nouveau concert. Leur répertoire, inspiré des chants traditionnels de différentes régions françaises et celtes, a une fois de plus séduit un public venu nombreux. Dominique au clavier, Michael à la basse, Sylvain à la vielle à roule, Nicolas à l'épinette des Vosges, Julie et Michel à la guitare, Nicolas au violon, Manu et Céline chanteuses et percussionnistes expriment toutes leurs convictions à travers la musique. Sympathique, plein d'espoirs et à revoir.


Dominique au clavier, Michael à la basse, Sylvain à la vielle à roule, Nicolas à l'épinette des Vosges, Julie et Michel à la guitare, Nicolas au violon, Manu et Céline chanteuses et percussionnistes


15 janvier 1999 © Dernières Nouvelles D'Alsace tous droits de reproduction réservés

Danse et tradition

Un groupe folklorique vient de naître à Rhinau. Six couples ont été initiés par les danseurs de Gerstheim. Leur agenda est déjà bien rempli.
La fête engendre le spectacle : c'est grâce à un déplacement en Dordogne que le groupe folklorique de Rhinau a vu le jour. « Nous nous rendons tous les quatre ans dans la ville jumelée de Beaumont-en-Périgord », raconte Guy Specht, adjoint au maire chargé des affaires culturelles. « Et pour le dernier voyage, en août, on avait prévu une soirée alsacienne. Alors quelqu'un a dit : et si on dansait?»

Aussitôt dit, aussitôt fait : six couples déjà initiés aux danses de salon (valse, mixer, marche, etc.) ont osé relevé ce défi, qui a été gagné grâce à l'aide d'un groupe déjà installé depuis une dizaine d'années dans le secteur, les Glickhampfele de Gerstheim.

Recherche vieux costumes

« Ils nous ont tout montré. Nous avons répété avec eux chaque semaine pendant trois mois et nous avons ainsi appris six danses ». La commune et des particuliers possédaient quelques costumes et début août, au son d'une bande enregistrée, les danseurs de Rhinau pouvaient déjà se produire à Nordhouse, avec leurs amis de Gerstheim, dans le cadre des animations des gîtes ruraux. A la fin du mois, ils se produisaient seuls à Beaumont : avec le trac, mais avec l'appui du public, qui a visiblement apprécié la ronde des coiffes noires et des gilets rouges. « A la fin du voyage, on s'est demandé s'il fallait continuer. On a tous été d'accord pour poursuivre l'aventure». Les couples répètent toujours chaque semaine avec les Glickhampfele, et les engagements n'ont pas traîné : à Rhinau, le nouveau groupe (qui possède désormais un répertoire de onze danses) s'est déjà produit à la maison de retraite, à la fête des seniors, lors de l'animation de Noël. Il sera encore en piste en mars, lors de l'assemblée générale d'un groupe bancaire. « Nous avons aussi deux autres projets pour cette année : une soirée danse et chants en avril, avec la chorale et la bibliothèque, et une soirée alsacienne au mois d'août.» Mais pour que le premier groupe folklorique rhinois ait de l'avenir, il faut qu'il ait du soutien : les responsables recherchent ainsi d'autres danseurs mais aussi des vieux costumes, des vieux chapeaux qui dorment au fond des armoires. Un groupe folklorique a aussi une finalité historique, et les danseurs souhaiteraient faire revivre la mode en usage autrefois sur les bords du Rhin. « Il ne serait même pas nécessaire de nous donner ces vêtements : nous avons d'excellentes couturières qui pourraient les reproduire». Et puis, si tout se passe bien, Guy Specht envisage de mettre en place une formation pour les plus jeunes. Parce que ce groupe est déjà indispensable à la vie de la commune.


Les danseurs de Rhinau lors de leur première vraie prestation, à Beaumont-en-Périgord. C'est grâce à ce voyage que le groupe s'est constitué.


20 janvier 1999 © L'Alsace tous droits de reproduction réservés

Instruments de musique à gogo

A la maison du Kochersberg à Truchtersheim, vient de s'ouvrir une exposition consacrée aux instruments de musique. Riche et variée, elle rassemble, dans un décor soigné, des pièces superbes et souvent rares, prêtées par une centaine de personnes.
Le parcours ne se contente pas d'être didactique : l'esthétique a de toute évidence joué un grand rôle dans l'aménagement de cette exposition, fruit d'un an de travail. « Je me suis adressée à nos prêteurs habituels, qui me renvoyaient à d'autres personnes. De fil en aiguille, on arrive à avoir des contacts fructueux, raconte Bernadette Delaunay. Il y a surtout eu une quantité invraisemblable de coups de fil à donner ». Il a fallu chercher les instruments, les stocker, les classer et enfin, les répartir dans les différentes salles, ce dernier travail ayant mobilisé quelques bénévoles supplémentaires. Il a aussi fallu faire des recherches, Mme Delaunay n'étant pas une spécialiste, compulser dictionnaires et documents. « Je ne me rendais pas compte que le sujet est si vaste, presque inépuisable », dit-elle.

Le cor d'Albert Schweitzer

Dès l'entrée du musée, le visiteur est accueilli par une musique en sourdine et tombe sur un beau vieux piano devant lequel est installé un mannequin habillé dans le style des années 1900. Puis on lui propose un résumé de ce qu'il va voir, un petit espace détaillant la classification des instruments de musique : les cordes, pincées ou frottées, les vents, en bois ou en métal, les percussions et les instruments mécaniques dont fait partie la vielle à roue (puisqu'il faut actionner une manivelle). Dans une vitrine sont rassemblés quelques bibelots, figurines de musiciens en porcelaine, boîtes décorées et entre autres curiosités, un cor en ivoire ayant appartenu au célèbre Albert Schweitzer. « A côté, j'ai voulu reconstituer un orchestre sur un estrade, avec des instruments de toutes les familles, dont un tuba encore utilisé du Philharmonique de Strasbourg : parfois, ils viennent le chercher pour en jouer ». Ce n'est d'ailleurs pas le seul prêt de la formation strasbourgeoise. Parmi les autres prêteurs, en dehors des nombreux particuliers l'harmonie Cecilia de la Robertsau, l'harmonie de Reichstett et les chanteurs Roger Siffer et René Eglès.

Orchestre

« De nombreux instruments sont dans les familles depuis des générations et souvent, on me raconte leur histoire mais parfois, on ne la connaît plus aujourd'hui », indique Bernadette Delaunay. Dans la même salle que l'orchestre, elle a installé une vitrine avec des cartes postales, des médailles, des baguettes de chef d'orchestre et des partitions, ainsi qu'un vaisselier alsacien où l'on découvre quelques plats avec des fêtes de village d'Henri Loux. Près d'un harmonium, des antiphonaires ou livres de chants grégoriens. La salle voisine est consacrée aux harmonies et fanfares, donc aux instruments à vent et aux percussions ainsi qu'aux instruments exotiques, avec, entre autres, des ocarina et des balalaïka, une trompe tibétaine, des castagnettes, des guimbardes, des flûtes, une guitare tzigane, un cor de chamois... Un ensemble hétéroclite et attachant, démonstration si besoin en était de la vitalité de la musique de par le monde.

Tambours et trompettes

Enfin, au dernier étage, on découvre des ateliers reconstitués, celui d'un luthier et celui d'un facteur d'orgue, avec les ustensiles et matériaux nécessaires aux professionnels, ainsi que des éléments d'instruments en cours de fabrication. « Nous les devons au luthier Jean-Christophe Graff d'une part, au Centre de formation de facture d'orgue d'Eschau d'autre part, d'où leur authenticité ». Mais il y a aussi concentrée là haut une quantité impressionnante d'instruments variés. Cela va des harpes et mandolines à une vielle à roue surnommée par Bernadette Delaunay « Le Titanic », en passant par des violons, des cithares, des flûtes et des clarinettes, sans parler des bandonéons et autres accordéons. Certaines pièces sont fort rares, tel ce Heckelphon (du nom de son concepteur en 1904), sorte de hautbois joué par Richard Strauss, ce serpent prêté par le musée des Arts décoratifs de Strasbourg ou encore, ces trompettes d'Aïda ou du jugement dernier, tenues par des mannequins, au centre de la salle. Une petite collection de percussions prêtée par les Percussions de Strasbourg illustre la variété de cette catégorie, de la simple tôle à la cloche et au gong. Tout au long de la visite, on est frappé par la diversité des matériaux, la beauté et la précision de la facture de tous ces instruments. Et si l'on prend la peine de lire les explications rassemblées par Bernadette Delaunay, on quitte l'exposition avec des connaissances que l'on n'avait pas en franchissant le seuil de la Maison du Kochersberg.

Susanne Mayer


24 janvier 1999 © L'Alsace tous droits de reproduction réservés

Haut-Sundgau : des contes et des danses

Samedi 30 janvier, la salle des fêtes de Koestlach sera le cadre de l'union harmonieuse entre les Conteuses du Haut-Sundgau et les musiciens et danseurs du groupe « Au Gré des Vents».
C'est à un mariage original que sont conviés tous les amoureux de contes et de musique traditionnelle, samedi prochain. On ne présente plus les futurs mariés : les Conteuses du Haut-Sundgau, qui tissent avec humour, talent et charme une écharpe de contes épicés pour petits et grands et le groupe de musique traditionnelle «AOK», qui interprète les airs folk en leur apportant une touche celtique, sur une grande variété d'instruments. L'idée d'unir les talents des conteuses et des musiciens est originale et les artistes ont désiré organiser leurs prestations afin de plaire aux enfants et aux adultes. Les enfants seront ravis d'écouter des contes et de participer à des danses collectives sur des airs de cornemuse, d'épinette des Vosges, de violon et autre accordéon diatonique, guidés par des danseurs confirmés de l'association Carnet de bal. Un goûter sera servi en fin de spectacle pour clôturer ce moment convivial et enrichissant. Après le repas, parce que les artistes nourrissent, non seulement l'esprit, mais aussi le corps, la soirée débutera par des contes, suivis d'un bal folk. Il sera entrecoupé deux fois par des contes d'ici et de pays lointains, illustrés musicalement aux airs de contrebasse et d'épinette des Vosges. Alliance de danses collectives venues du fond des âges et de contes et récits issus des vieilles traditions de transmissions orales et légendes, la musique et la parole invitent à l'imagination pour faire sourire, faire peur, grandir et rêver. A cette occasion, les conteuses souhaitent élargir l'éventail de leurs lieux d'expression (actuellement surtout les écoles, bibliothèques ou fêtes ponctuelles), pour toucher un public plus large. Le contenu des récits est adapté au public et enrichissant pour tous, l'imaginaire n'étant pas le domaine réservé des enfants. L'accompagnement musical permet à chacun de se mettre plus facilement dans l'ambiance du conte, de retransmettre une atmosphère gaie ou triste, selon les circonstances, de l'histoire, afin de vivre pleinement l'esprit du conte et d'en ressortir la tête dans les étoiles.

Programme
Le samedi 30 janvier, les Conteuses du Haut-Sundgau et l'association Carnet de Bal proposent : de 15 h 30 à 17 h 30, contes et danses pour enfants (entrée 10 F ou fourniture d'un gâteau pour le goûter) ; à 19 h, apéritif musical « Au Gré des Vents » ; à 19 h 30, repas lasagnes (80 F pour adulte et 40 F pour enfant), avec lasagnes, salade, glace, vin rouge et café compris. A partir de 21 h, bal folk animé par « AOK » et entrecoupé par les récits des Conteuses du Haut-Sundgau (entrée : 50 F, entrée + repas + bal : 120 F). Salle des fêtes de Koestlach.

Luc Stemmelin


Un important travail de préparation a été effectué par les conteuses et les musiciens, lors de nombreuses répétitions.
(Photo « L'ALSACE » - L.S.)


12 mars 1999 © L'Alsace tous droits de reproduction réservés

Passion Transes bretonnes

Bretons d'Alsace ou Alsaciens « sympathisants », ils forment Kerlenn Breiz. Ils ne portent ni coiffe, ni chapeau rond mais, tous les lundis soirs à Pfastatt, ils dansent, ils dansent...
La Bretagne est une réalité géographique incontestable. Mais c'est aussi une région largement mythique qui rassemble dans un culte païen nombre d'aficionados, aux origines variées. A Pfastatt, une association vieille de 25 ans, rassemble ainsi une quarantaine de personnes, hommes et femmes, bretons et « sympathisants », jeunes et moins jeunes. A l'origine, ce « groupe de Bretagne » (traduction littérale de Kerlenn Breiz) était issu de l'amicale des Bretons de Mulhouse et organisait des sorties en costumes folkloriques dans les fêtes de la région. « Aujourd'hui, finis les costumes et le folklore », lance Guy le Dissez, maître de danse qui officie tous les lundis soirs au foyer Schoff de Pfastatt. Les amis du Kerlenn Breiz ne se produisent plus en public mais dansent entre eux pour leur plaisir, et organisent un fest-noz de temps en temps (lire en mémo). Les Bretons exilés en Alsace sont aussi devenus minoritaires sur l'ensemble du groupe. « Des vrais bretons ? Bah, on est une dizaine peut-être », estime Guy le Dissez qui, lui, en est un (de Furlur). Comment expliquer l'élan qui pousse tous ces Alsaciens à tourner, deux heures durant, en des rondes sauvages au son du biniou et de la lombarde, fermement accrochés les uns aux autres par le coude ou le petit doigt ? « La Bretagne, c'est une autre pêche, ça déménage autrement », suggère Guy.

De 15 à 72 ans

Maurice Matter, Alsacien, de Strasbourg, est plus lyrique. « C'est attirant la culture bretonne. Tout se danse en ronde. Il y a une unité. Ce sont des danses tristes, très intérieures ; on ressent vraiment un groupe. On peut même parvenir à un véritable état de transe...» Bigre. « La culture bretonne est partout en Alsace, s'enflamme encore Maurice. Voyez le mur païen. Entre Bretons et Alsaciens, il y des points communs. Ce sont des gens très carrés.» « Si la culture bretonne est aussi vivante à l'extérieur de la région, c'est aussi que les Bretons exilés sont très nombreux, on les estime à 6 millions », précise, beaucoup plus calme, Didier Gobin, le président -Brestois d'origine- de Kerlenn Breiz. « En Bretagne, depuis une vingtaine d'années, il y a un renouveau de la culture traditionnelle, qui se retrouve donc aussi ailleurs. La Bretagne sait s'exporter.» Malgré leurs drôles de noms - dañs plinn, an dro, Anter Dro, Kostar Choad... - les danses bretonnes (64 pas différents répertoriés) ont un autre atout : on peut s'y mettre très facilement et à tout âge. « Dans les Festou Noz, toutes les générations se retrouvent », affirme Didier Gobin. Chez Kerlenn Breiz aussi. De Anne le Gall, 15 ans, père breton, mère alsacienne (« mais je me sens bretonne à part entière ») à André Marion, 72 ans, Rennais d'origine, en Alsace depuis 50 ans, qui confie : « J'ai commencé à danser à l'âge de 44 ans. Je ne m'en lasse pas.»

« En Bretagne tout se danse en ronde. On ressent vraiment un groupe ».

H.P.


15 mars 1999 © L'Alsace tous droits de reproduction réservés

Bisel - Les danses du Sud-Ouest

A l'initiative du groupe Carnet de bal une trentaine de personnes ont participé au stage de danse.
Danyèle Besserer, responsable du groupe « Carnet de bal » organise régulièrement des stages de danse dans la région. Après Koestlach et Ingersheim, les danses bretonnes et les danses des Balkans, une trentaine de personnes se sont retrouvées ce week-end à la salle polyvalente de Bisel pour découvrir les joies des danses du Sud-Ouest. L'animatrice du groupe, Edith Nicolas, fait également partie du groupe instrumental. « Tenarèze » qui s'est produit en concert en soirée. Le groupe local «Au Gré des Vents » a assuré l'animation dansante aux sons de ses instruments anciens. Ce stage était complémenté par des cours de vielle à roue et des cours de violon dispensés à Mooslargue. Au programme du prochain stage les organisateurs ont prévu les bourrées du centre de la France.


Les danses traditionnelles avec la musique du groupe « Carnet de bal » ont drainé une trentaine d'amateurs.


29 mars 1999 © L'Alsace tous droits de reproduction réservés

Animation - Airs irlandais à Lutterbach

Quant une association culturelle dont le but est de pratiquer l'anglais (l'English speaking club of Alsace), une musicale qui a rapporté d'un voyage en Irlande de nombreux airs du folklore (les Mandolines) et une gymnique qui dispose d'une belle salle (la SGL) unissent leurs efforts et leurs moyens, cela donne une soirée irlandaise détonante et étonnante, où l'on est sûr de trouver des gâteaux typiques, dont le fameux bara brith, de la bière brune et blonde et de la musique. Deux styles : le premier avec les Mandolines qui se sont adjoints le concours d'une harpiste et d'un chanteur ; le second avec les Chum’s, leurs bodrhams et leurs vielles.

Les Mandolines ont ouvert le bal.


29 mars 1999 © Dernières Nouvelles D'Alsace tous droits de reproduction réservés

Le folk mobilisateur

Danser pour soutenir la recherche : depuis trois ans à Erstein, sur des airs celtiques, se déroule la danse des récolteurs de fonds. Cette année, ils seront reversés à l'Association française de recherche génétique (AFRG).

Samedi soir, le mot solidarité s'est conjugué avec convivialité. Un bal folk animé par d'excellents musiciens de Metz, le « Groupe sans gain » a permis au Rotaract de réunir environ 200 de ses camarades à la maison des Oeuvres pour faire la fête et soutenir la recherche sur les maladies orphelines. Rares et mal connues, 80 % d'entre elles sont d'origine génétique. Peu médiatisées, elles ne bénéficient pas de moyens de recherche conséquents. En France, 100 000 personnes en sont atteintes. L'AFRG créée en 1995 fédère une vingtaine d'associations de malades souffrant d'une maladie rare telle que le syndrome d'Angelman, la maladie de Huntington, la leucodystrophie. Ce réseau est un réel soutien pour les familles, il les oriente par exemple vers des médecins spécialisés. L'autre volet de son action est de faire connaître au grand public l'existence de ces maladies. Les fonds récoltés servent, d'une part, à la construction de « Maisons des Orphelins » pour accueillir et aider les personnes souffrantes. Une seule existe à Paris, depuis 1998. D'autre part, des bourses sont offertes aux scientifiques. Sensibles au sort de leur prochain, le Rotaract est un club international de services qui réunit des jeunes de 18 à 35 ans pour promouvoir l'entente entre les peuples et aider la société en soutenant de petites associations. Chaque année, une nouvelle cause est choisie et défendue. Afin de s'essayer au mieux à la démocratie et à la prise de responsabilité, la présidence est confiée tous les ans à un autre jeune. En 1999, c'est Laure Nacher qui tient le flambeau avec passion et en l'an 2000 c'est une Ersteinoise qui prendra le relais, Bénédicte Taesch.


Danser pour soutenir la recherche : (Photo DNA)


18 mai 1999 © L'Alsace tous droits de reproduction réservés

Thannenkirch - Une première réussie

La salle des fêtes avait revêtu les couleurs du printemps pour accueillir les danseurs du premier bal folk de Thannenkirch. Des branches de charme et de hêtre accueillaient les sept musiciens du groupe Dan Aengus, qui allaient interpréter des airs traditionnels celtiques. Et c'est une bouffée d'oxygène venue de la verte Irlande qui entraîna petits et grands danseurs : pas de fumée de cigarette, une musique dynamique et chatoyante qui n'écrase pas le public de ses décibels. Une tradition vivante où chacun y trouvait son compte. Quand les uns s'essayaient aux mixers, chapelloises ou cercle circassien, les autres pouvaient se parler tout en dégustant une bière irlandaise ou un soda. Un moment rare que de voir réunis en un même lieu des adultes, des enfants et des adolescents ; venus du fin fond du Sundgau, de Bergheim ou de Thannenkirch, ils partageaient le même plaisir d'être ensemble. Le sourire qu'on lisait sur les visages était certainement le plus beau cadeau que pouvaient faire les danseurs aux organisateurs : le comité des fêtes qui avait mis la salle à disposition, la coopérative et l'association de l'école, le jardin du livre, tant de bonnes volontés qui s'étaient réunies pour rendre tout son sens au mot convivialité.

D. Feig.


20 mai 1999 © L'Alsace tous droits de reproduction réservés

Lautenbach - Lutherie Dancerie mét Müsik

Pour la 15e édition de la rencontre de Pentecôte « Lutherie Dancerie Mét Musik», l'association Stockbrunna invite tous les amateurs de musique folk à se rendre à Lautenbach le week-end de la Pentecôte les 22 et 23 mai prochains. Dès vendredi soir 21 h, les plus impatients pourront faire l'ouverture du festival en compagnie de «Au Gré des Vents » et de tous les musiciens qui ne manqueront pas de faire le 1er « boeuf », au café « Aux deux clés » derrière la collégiale. Samedi, la fête débutera autour de 15 h sur le schéma habituel : concert gratuit dans la cour de la mairie, ateliers de danses dans la salle polyvalente, expo de lutherie et factures d'instruments dans la salle de la mairie. Le soir, place à la danse à la salle polyvalente à partir de 21 h : dix groupes se succéderont dans la salle et à l'extérieur. Dimanche, reprise des festivités avec l'apéritif concert à 11 h 30 devant la collégiale. Cette animation sera assurée par le trio « Quatr’Quarts » et la commune offrira le verre de l'amitié. Le temps de se restaurer sur place grâce à l'association Interlude de Schweighouse et les concerts reprendront dans la cour de la mairie et sous les fameux tilleuls. Les ateliers de danses et d'instruments tourneront comme le samedi à la salle polyvalente et, un atelier de danse, spécial débutant, sera organisé à 15 h devant la salle polyvalente. A 21 h, bal à la salle polyvalente pour clôturer cette 15e édition. Une centaine de musiciens viendront de différentes régions françaises, de Suisse, d'Allemagne et d'Italie. Tous présenteront un répertoire européen traditionnel.

25 groupes se produiront sous les tilleuls ce week-end.


3 juin 1999 © L'Alsace tous droits de reproduction réservés

Mooslargue - « Au Gré des Vents »

Le groupe de danses traditionnelles « d'Mattagumber » organise un bal folk à la salle des « Deux moulins ».
La danse populaire, pour mériter un tant soit peu son nom, devrait, semble-t-il, pouvoir être pratiquée par tout le monde. Ce n'est pas tout de la présenter sous forme de spectacle, chorégraphiée, fignolée et bien structurée, mais il faut aussi savoir la replacer dans son milieu d'origine, le bal. C'est ce que propose le groupe « AOK », avec ses violon, cornemuse, accordéon diatonique, guitare, épinette, mandoline qui vous feront danser ou simplement passer une agréable soirée à écouter. Le groupe a donné de nombreux concerts, animé des stages, des bals folk à Lille, Sens, Gennetines, Paris, Tours, Belfort, Fribourg. valses, mixers et danses collectives de toutes sortes ont déjà conquis les publics de Koestlach, Manspach et Bisel. Le groupe, les Mattagumber, prépare un voyage en Hongrie, au coeur du vignoble de Tokay pour le mois d'août. Alors, autant vous dire que les préparatifs vont bon train. Une semaine de festival, il va falloir assurer. Entrée : 40 F (tarif réduit : 30 F, gratuit pour les moins de 12 ans). Programme : bal folk, samedi 5 juin à 21 h, à la salle des « Deux moulins » à Mooslargue, animé par le groupe « AOK ».


23 juin 1999 © L'Alsace tous droits de reproduction réservés

Post-scriptum - Saint-Jean à l'heure folk

Dimanche dernier, les « Common Cryers » ont donné un concert très apprécié à la chapelle Saint-Jean.
Actuellement, le répertoire des « Common Cryers » est composé de musique celte, irlandaise, cajun (musique folklorique du sud de la Louisiane née du brassage des Canadiens déportés aux Etats-Unis avec le blues et la country music) et de musique bluegrass qui puise ses racines dans le nord des Etats-Unis. Formé de sept musiciens, les « Common Cryers » n'étaient que six dimanche, le contrebassiste s'étant blessé. Nathalie à la mandoline, Dany au violon, Luc à l'harmonica et aux Yodel, Pierre au dobro et au washboard, Erick au banjo et à la guitare et Solange à la guitare et à la flûte ont su charmer le public par leur enthousiasme, leur naturel et leur talent. Leur répertoire a permis d'effectuer un voyage musical de la Bretagne aux plaines du Far West en passant par l'Irlande. Il s'étend de St-James Infarmerie de Doc Watso, à Travailler c'est trop dur, Gabriel valse et Blue moon, sans oublier des compositions personnelles fort réussies. Un concert détendu et sympathique où transparaissait la complicité des musiciens. L'acoustique de la chapelle a donné toute son ampleur à ces voix assurées, harmonieuses et complémentaires.


Rythmes country, blues, irlandais ou celtes pour une soirée détendue.


11 juillet 1999 © L'Alsace tous droits de reproduction réservés

Danses européennes à Rixheim

La première édition du festival « Folk en fête » se poursuit aujourd'hui à la Commanderie. Avec quatre groupes de danses populaires et un bal.
Le folklore est parfois perçu comme désuet. Nous voulons au contraire montrer combien il peut être vivant en provocant les échanges entre les groupes et le public, explique Benoît Meyer, le directeur de « Folk en fête », festival de danses traditionnelles. Il se poursuit cet après-midi.

Pour sa première soirée, vendredi, « Folk en fête » a fait salle comble. 250 personnes se sont déplacées au Centre Intégré pour admirer l'ensemble Vonicka. Ce groupe tchèque est constitué de jeunes uniquement. Hier après-midi, dans le superbe cadre de la Commanderie, une centaine de personnes sont venues les voir ou revoir. Les jeunes filles tchèques faisaient tourner leurs tabliers bleus sur des airs de violons. Les jeunes hommes dansaient les mixers, mazurkas, et autres danses typiques de la Moravie avec le sourire des gens heureux. Vers 17 h, les Italiens, trempés par la pluie, ont joué de l'accordéon dans le hall de la mairie. Deux personnes, des Français sans doute, en ont profité pour se lancer dans une valse. « Folk en fête » a passé sa première journée sous la pluie et dans la bonne humeur. Le public a fait des va-et-vient entre la Commanderie et la place de la Jumenterie, l'autre lieu de représentation tout proche. « Nous tenons à ne pas disperser le festival pour permettre un maximum d'échanges,» explique Benoît Meyer. Malheureusement, pour cause de pluie, la soirée d'hier a dû être déplacée à la salle municipale. Cet après-midi, le festival continue à la Commanderie avec dans le parc un spectacle permanent et dans la cour un bal folk ouvert au grand public (programme en page 47).

Malgré la pluie les groupes italiens, portugais, tsiganes, tchèques, hongrois... présents à cette première édition de folk en fête ont dansé les danses traditionnelles de leurs pays avec enthousiasme.


(Photo « L'ALSACE » - Francis Hillmeyer)


14 juillet 1999 © L'Alsace tous droits de reproduction réservés

Actualités 67 « Babel ! », de la Kilbe au Fest-Noz

Le « premier festival européen des musiques régionales et des cultures mélangées » - dit « Babel! » a transformé ce week-end le palais des congrès en véritable fête multiculturelle.
« C' est la foire ici!». Le chauffeur de bus de la ligne 6 s'est un peu énervé ce week-end en traversant le Wacken. Le visiteur s'est perdu, un peu, entre la foire Saint-Jean et le festival « Babel!», entre manèges bruyants et chanson occitane. Les travaux du tram n'ont rien arrangé... Mais qu'on ne s'y trompe pas : ce sont bien la musique, les cultures régionales et les langues « minoritaires » qui ont conquis le palais des congrès et ses pelouses. Invités par Roger Siffer et sa bande, des Alsaciens, des Basques, des Kurdes, des Bretons, des Corses, des Bavarois et bien d'autres encore ont chanté, dansé, et raconté leur région... En tout une cinquantaine de concerts sur six scènes différentes. Parmi les têtes d'affiches, I Muvrini, le groupe polyphonique corse, Maria del Mar, « la très grande dame de la chanson catalane », ou encore Tri Yann. D'autre groupes, moins connus, ont aussi rencontré leur public : des chanteurs de gorge macédoniens, les grommelots du clown Smoll, les Yiddishe Mamas et Papas. Les enfants aussi ont eu droit à leur spectacle. La programmation était volontairement fourre-tout, plurielle, vivante.

Une culture régionale rock’n’roll

Des forums des discussions ont eu lieu. Organisés aux Hilton, ils ont réuni des personnalités locales - Armand Jung, Ferdinand Moschenross - mais aussi plus lointaines, des basques, un des chanteurs de Tri Yann... Quelquefois passionnés, les échanges ont fait ressortir le clivage entre culture régionale et régionalisme. La présence de certains élus d'extrême droite, vite remis à leur place, n'a pas beaucoup plu.« Notre culture régionale est rock'roll, pas passéiste ou raciste. Ils n'ont rien compris, ils n'ont rien à faire ici » s'est indigné Roger Siffer. Clairement ouverts vers le monde et les autres cultures, les artistes ont eux aussi contribué à la construction de l'édifice Babel. Tri Yann l'a rappelé à de nombreuses reprises lors de son concert, dimanche soir. Plusieurs milliers de personnes se sont pressées, sous une pluie battante, pour écouter les stars bretonnes. Les bardes, cornemuses à l'appuis, ont repris leurs plus fabuleux succès armoricains- les prisons de Nantes, les filles des forges... - mais ont aussi chanté un hymne à la République. Comme pour concilier un peu plus cet idéal avec les « réalités régionales ». Le contexte politique de la non ratification de la Charte des langues régionales par la France est resté d'actualité jusque dans la musique.

Un véritable petit village entourait le palais et les scènes extérieures. On pouvait y découvrir des fabricants de savon, un joueur de flûte de pan, des masques africains, un tatoueur, du vin, du shampoing au chanvre, des puces,... Raymond et sa femme, deux artisans de la culture biologique sont venus d'Attenscwiller pour exposer leurs produit.

Le village « Babel! »

Passionnés par les questions d'alimentation, ils ont parcouru les allées pour expliquer à qui voulait bien l'entendre tous les bienfaits de l'agriculture sans engrais. Samedi soir, on les retrouvait dansant sur les rythmes endiablés d'un groupe de salsa cubaine.« Les mots sont différents, les sentiments sont les mêmes » annonçait « Babel!». Raymond a échangé son adresse avec le groupe, et l'a invité à la fête de son village. Quelques heures plus tard, c'est une Marlyse Riegenstiel déchaînée et époustouflée par le concert des rappeurs de la Ruffnek Smala qui leur propose une collaboration... Des moments magiques pour ceux qui ont bien voulu se laisser prendre au jeu. Selon les organisateurs, plus de 5000 personnes se sont déplacées. C'est peu au regard de ce qu'aurait pu accueillir un festival de cette ampleur. Mais si l'on s'attarde sur la portée que l'événement peut avoir, c'est déjà beaucoup. Pour Roger Siffer,« la graine d'une culture régionale ouverte sur le monde a été semée ». « Et même arrosée !» a rajouté Catherine Trautmann, au vu du temps capricieux de ces derniers jours. Espérons qu'avec tout ça, elle réussisse à germer.

Loïc Mahé

(Photo DR)
Les enfants aussi ont eu droit à leur spectacle, avec la complicité entre autre de René Eglès. 


19 août 1999 © L'Alsace tous droits de reproduction réservés

Jacques Fuchs et Jacques Hund se produiront dimanche 22 août au Parc de Wesserling. Ils jouent de la musique traditionnelle d'Alsace, du centre de la France et des Îles britanniques. Leurs instruments (la cornemuse, la vielle à roue, la violon et l'accordéon diatonique) permettent de recréer des ambiances de festivités médiévales, de pub irlandais et de fête alsacienne. Jacques Fuchs, co-fondateur du groupe Le P'tit Blanc, est animateur au conservatoire alsacien des instruments de musique et facteur de cornemuses. L'autre Jacques (Hund) a joué avec Le P'tit Blanc, Tanzklammerla, Kitterlé et Vertigo. Il joue également dans Sidekicks. Tous deux ont enregistré des cassettes d'airs à danser dans le cadre de l'association Stockbrunna.


8 septembre 1999 © L'Alsace tous droits de reproduction réservés

Pfastatt reprise à Cetltic Breeze et Alambic

L'association Kerlenn Breizh fait sa rentrée ce lundi 13 septembre à 20 h, au foyer Schoff de Pfastatt. Chaque lundi soir, danseurs jeunes et vieux, néophytes et expérimentés se retrouvent pour partager le plaisir de danser ensemble et accueilleront toute personne intéressée.


16 septembre 1999 © L'Alsace tous droits de reproduction réservés

Depuis de nombreuses années, la « Petite graine » met sur pied des manifestations dans le canton vert. Le point d'orgue des rendez-vous proposés par l'association est sans nul doute le fameux « Celtiwelche » qui se déroulera ce week-end à Orbey. Bernard Barlier, président de « La Petite graine » et ses comparses ont vu les choses en grand. A l'instar des deux années précédentes, certaines prestations se dérouleront dans les communes de Lapoutroie et Fréland, mais l'essentiel se tiendra sous un chapiteau sur le terrain du Faudé à Orbey. « Cette semaine, nous dressons un chapiteau de 700 m² chauffé, par crainte des nuits fraîches », explique Bernard. L'association doit investir 45 000 F pour la location du chapiteau. Ses membres s'occuperont également de la sonorisation et de l'éclairage. « Nous bénéficions d'aides financières émanant de la Ville d'Orbey, des conseils régional et général et de certains sponsors », indique le président.

A son habitude, « La Petite graine » invite des pointures de la musique celtique. Le vendredi 17 septembre, à 20 h, le public pourra découvrir le groupe « Tayfa » produisant une fusion de musique celtique et berbère. La force principale de Tayfa en concert consiste à entrer en communication avec le public et à créer une ambiance chaleureuse à souhait où chants et danses se mélangent. Le même soir, les huit musiciens valaisans de l'ensemble « Glen of Guinness » (déjà venu l'année dernière) transportera la foule sur des airs de vrai folk irlandais. Le samedi 18 septembre, le premier rendez-vous est fixé à 14 h au musée du pays welche à Fréland. Les musiciens du cercle celtique de Strasbourg « Fistoulig » offriront un concert gratuit. Puis à 18 h, à Lapoutroie, salle Saint-Martin, celles et ceux qui le désirent pourront s'initier à la danse celtique. A partir de 20 h, sous l'immense chapiteau à Orbey, on pourra apprécier les prestations de « Au Gré des Vents », groupe alsacien spécialisé dans le répertoire folk et réputé par son côté chaleureux. Puis les quatre musiciens du groupe « Chum's », originaires du Sundgau, sauront faire vibrer l'assistance avec leur répertoire de musique irlandaise. La soirée se terminera par la prestation de « Gwenfol » distillant une musique bretonne actuelle, essentiellement tournée vers la danse et par celle de « Fistoulig ». La troisième édition du « Celtiwelche » prendra fin le dimanche 19 septembre, toujours sous le chapiteau. A 11 h, un apéritif-concert sera animé par « Fistoulig ». Puis, à 14 h, l'auditoire pourra apprécier les performances des jeunes de l'école de musique de Lapoutroie et enrichir son imaginaire grâce aux conteurs de l'association « Contes à rebours » d'Orbey présidée par Christine Henry. Durant tout le « Celtiwelche », une buvette celtique et une petite restauration (crêpes bretonnes et autres) sont prévues.

G.V.


18 septembre 1999 © L'Alsace tous droits de reproduction réservés

Altkirch - Rentrée folk dans le Sundgau

Après des vacances estivales qui ont permis à tous les folkeux de s'enrichir de culture musicale traditionnelle aux quatre coins du monde, une nouvelle saison s'ouvre dans le Sundgau.
Bisel, semble devenir peu à peu le temple de la mouvance folk dans la région. En ouverture de la nouvelle saison, l'association « Carnet de bal » propose le 25 septembre, à la salle de la MJC de Bisel un bal afin de se retrouver pour partager les souvenirs de vacances et se remettre en jambes pour la riche saison qui s'annonce. « Carnet de Bal » et le groupe folk « AOK » proposent pour cette première, de faire découvrir l'ambiance fest-noz des soirées bretonnes aux néophytes, à travers des danses accessibles à tous, en couple ou en chaîne. La scène sera ouverte à tous les musiciens qui auront pensé à prendre leurs instruments et chacun peut apporter à boire pour garnir un bar commun. Dans l'après-midi, de 15 h à 18 h, un atelier de danse est proposé gratuitement, pour se préparer, sous les conseils de danseurs chevronnés, à la longue soirée de musique et danse traditionnelle qui débutera dès 21 h. Prix d'entrée : 20 F. Comme c'est devenu une coutume maintenant, Danyèle Besserer et Gilles Péquignot organisent, à travers l'association « Carnet de bal », un atelier de danses traditionnelles, également à la salle de la MJC de Bisel pour un premier cycle de 8 séances du 6 octobre au 1er décembre. Au son de la cornemuse, de l'épinette des Vosges et du violon, cet atelier s'adresse à tous qui ont envie de se détendre dans une ambiance conviviale et sympathique, le mercredi soir de 20 h 30 à 22 h 30, pour découvrir des danses d'Alsace, du centre de la France ou d'Angleterre. Les participants se familiariseront avec la mixer, la scottish, la mazurka, les bourrées et des danses collectives diverses. Le tarif est de 120 F pour les adhérents et 150 F pour les autres par cycle, une inscription préalable est souhaitable.


La saison redémarre après la pause estivale.


18 septembre 1999 © L'Alsace tous droits de reproduction réservés

Aujourd'hui à Strasbourg Mutzig Celtic Festival

Depuis hier soir, la ville de Mutzig, en collaboration avec Hexagone, présente : Mutzig Celtic Festival, qui a lieu sous chapiteau, place de la Foire à Mutzig. Avec ce festival gratuit, destiné à se renouveler tous les ans au mois de septembre, Mutzig souhaite faire découvrir les cultures des différents pays celtes à travers tous les domaines artistiques, artisanaux et gastronomiques ; car si cette année, le festival présentera en alternance dans les rues et sous chapiteau, les chants, les danses, les oeuvres des créateurs et artistes des musiques celtes, les organisateurs souhaitent année après année présenter tous ces domaines et en ajouter d'autres tels que l'artisanat, la littérature, le cinéma... Au programme de ce dimanche : ouverture à 11 h avec des danses folkloriques (Irlande et Écosse), puis à 15 h 30, Pierre Clavreux (celtic blues), à 17 h Ha'Penny Bridge (irish music) et à 20 h Tonynara (celtic évolutif). Au programme également défilé celtic, diverses interventions des associations celtes et groupes régionaux, danses folkloriques, expositions, animations, restauration celtique.
(dr)


Le groupe Tonynara


11 octobre 1999 © L'Alsace tous droits de reproduction réservés

Osenbach - « Authentus » pour « Lasc'art »

Après « Les amis de Georges » ; c'est le groupe de musique traditionnelle celte qui monte, « Authentus » qui était samedi l'invité de l'association à facettes « Lasc'art » (loisir, animation, sport, culture et art) d'Osenbach. A la salle polyvalente de Westhalten, « Authentus » a satisfait un public de connaisseurs et de profanes venus goûter la musique du groupe du Haut-Florival, au répertoire de musique celte ou irlandaise, alsacienne ou de propre composition, faisant aussi des incursions dans la discographie de Renaud... Rien que du bon pour les neuf musiciens et choristes, avec leurs instruments allant de la plus traditionnelle basse, au plus insolite didjeridu en passant par la cornemuse ou encore la canette de bière... Dommage que l'acoustique contestable de la salle, ainsi que quelques problèmes électriques aient gâché le plaisir des auditeurs qui en fermant les yeux, avec une « guiness » ou une « harp » pression à portée de main, pouvaient avec quelque imagination se transporter dans quelque pub de Galway ou Dublin... Les crêpes confectionnées par « Lasc'art » bretonnisaient l'ambiance, qui était encore rehaussée par des danses et rondes souvent lancées par la section danse folk de l'association organisatrice.


« Authentus » a satisfait un public qui aurait pu être plus nombreux.


12 octobre 1999 © L'Alsace tous droits de reproduction réservés

Les chouchous irlandais

Les musiciens du quintet « Les Chum’s » se sont déchaînés samedi à la MJC de Wittelsheim.
LA MJC de Wittelsheim a organisé une soirée irlandaise très conviviale en invitant leur groupe fétiche « Les Chum’s ». Dans une ambiance de pub irlandais, les musiciens ont, en effet, fait un tabac en jouant des morceaux traditionnels et contemporains avec talent. Pendant plus de trois heures, « Les Chum’s » ont tenu en haleine le public enthousiaste dans leur style world celtique, avec une bonne dose d'humour entre les chansons, et un réel sens de l'improvisation. Ce groupe se distingue des autres groupes de deux façons. D'une part, les musiciens jouent sans accorder leurs violons, ou autrement dit, ils ne répètent jamais ensemble. Et d'autre part, une jeune héritière, qui les suit depuis deux ans, complète la formation. Véronique Koenig, 20 ans, les accompagne avec son violon, héritant d'un apprentissage de mélodies irlandaises en live. Joseph Schneider lui transmet au violon toute sa connaissance musicale. Serge Macri chante et joue de la guitare. Thierry Maneghello est aux percussions et à la batterie et Christian Hoffstetter aux flûtes. Les prochaines dates des concerts des « Chum’s » sont : samedi le 16 octobre aux Bateliers d'Illaeusern à 20 h 30, vendredi 29 et samedi 30 octobre à la fête du cochon de Neuchâtel, dimanche le 31 octobre au café des Arts de Mulhouse à 21 h. Le samedi 13 novembre, une soirée irlandaise est organisée à Illfurth, à la Maison des oeuvres avec « Les Chum’s » et un autre groupe surprise. « Les Chum’s » ont également produit un CD « Irish Wave » disponible chez Serge Macri.


« Les Chum’s » enrichis du violon de Véronique Koenig à la MJC de Wittelsheim.


27 octobre 1999 © L'Alsace tous droits de reproduction réservés

Bal folk à Bisel

Perpétuer la tradition folk et les mélodies séculaires de la musique traditionnelle dans le Sundgau est le but des musiciens du groupe « Aok ». Afin d'entretenir la pratique des danses de la coutume populaire de la région, mais aussi d'autres lieux à fortes traditions, Carnet de bal propose comme thème des stages, les danses « scottish », danses en couple mariant des évolutions aux rythmes soutenus et une interprétation personnelle permettant quelques fantaisies. Comme à l'accoutumée, le week-end folk à Bisel alterne stages de danse et bal le samedi soir. Stage de danse samedi, à partir de 14 h 30 et dimanche, dès 13 h. Samedi, en soirée, le bal débutera à 21 h pour faire danser les « folkeux » aux sons des instruments traditionnels et sur des danses comme la mixer, la mazurka, les branles... et bien sûr la scottish.


18 octobre 1999 © L'Alsace tous droits de reproduction réservés

Merxheim en Bretagne

Du cidre, des cornemuses et bombardes, le drapeau herminé de l'armorique des gavottes et an dro, le temps d'un soir, Merxheim était rattachée à la Bretagne.
Tous les ingrédients d'un bon Fest Noz (fête de la nuit) étaient réunis, samedi soir, à la Cotonnière de Merxheim. 160 litres de cidre, de nombreuses parts de far (gâteau breton) et même un stage d'initiation à la danse bretonne avaient été préparés par l'association « Kerlenn Breizh » de Pfastatt. Deux groupes venus spécialement de l'ouest armoricain ont animé cette soirée, placée comme toujours sous le signe de la convivialité. Jeunes et anciens, liés par le petit doigt ont pu se faire plaisir en évoluant sur la musique traditionnelle. Pour ouvrir la soirée, c'est « Darhaou », nouveau groupe de Fest Noz implanté près de Guimgamp, qui a donné le ton : des notes rapides pour des scotischs, laridés et autres gavottes des montagnes endiablées. Et comme toujours, pour emmener les centaines de danseurs jusqu'au bout de la nuit, Guy Le Dissez lançant la ronde. Ce même danseur s'est fait aussi chanteur pour raconter l'histoire de sa tantine et d'autres complaintes de la lande. Les Nantais du groupe « Talar » d'un style plus académique ont présenté un large répertoire de musique bretonne et irlandaise. Les danseurs, venus de tout le Grand Est et arborant souvent des tee-shirts aux couleurs des cercles celtiques de Strasbourg et Belfort, ont pu, le temps d'une soirée, retrouver la magie de la Bretagne.
 


Aux sons des binious et bombardes, les rondes se sont multipliées dans la salle des fêtes de Merxheim.
(Photo AL - J.D.P.)


20 novembre 1999 © L'Alsace tous droits de reproduction réservés

Festival celtique à la Cave dîmière

Après l'hommage à Jimi Hendrix du mois dernier qui aura fait couler beaucoup d'encre et de salive, la troupe des actifs-bénévoles de Sucre d'Orge joue la carte folk-rock pour ce dernier concert de l'année à la Cave dîmière de Guebwiller. Une tradition bien ancrée dans leur programmation puisque, tous les ans, il était de rigueur d'inviter Cetltic Breeze et ses amis, désormais repartis dans leur Bretagne natale... La relève est néanmoins assurée dans le Florival car, succès oblige, deux formations ont vu le jour voilà deux ans, l'une dans le fond de vallée qui mélange folklore traditionnel et compositions personnelles inspirées des airs celtes et l'autre, issue du milieu pop-rock, qui a su d'emblée reprendre les tubes de Matmatah et Soldat Louis au vol, pour les distiller sur scène avec une « pêche » qui surprendrait les auteurs originaux eux-mêmes... Tous les amateurs auront reconnu Authentus, pour les premiers (violon, guitares, batterie, flûte, cornemuse, claviers et voix) qui, au fil de leurs tournées, ne cessent d'accroître leur popularité, surtout au niveau des 20-25 ans qui découvrent, via Tri Yann et Stivell new look les airs que leurs parents fredonnaient dans les lycées postsoixante-huitards. Les dix musiciens et chanteurs affinent leur répertoire à chaque concert et les couleurs harmoniques obligent à un voyage vers les contrées de James Joyce et Samuel Beckett. La deuxième partie de la soirée sera encore plus festive grâce à Bezed'h, quintet mulhousien qui s'inspire des gros tubes de Matmatah, Louise Attaque ou Armens qui ont su remettre au goût du jour le mélange d'instruments traditionnels et d'autres plus électrifiés. Leur seul mot d'ordre : « La fête ». En enchaînant tous les succès des Bretons celtic-rock, les Bezed'h (Breizh pour les nostalgiques de l'indépendance du drapeau noir et blanc) savent mettre le feu à la salle et il sera difficile de rester en place sans esquisser un jeu de jambe défoulatoire...

Authentus et Bezed'h seront en concert ce soir à 20 h à la Cave dîmière.


20 décembre 1999 © L'Alsace tous droits de reproduction réservés

Noëls d'Alsace

Samedi soir, 11 décembre à 20 h 30, l'association « Place aux Artistes » de Dannemarie invite à un concert gratuit au Foyer de la culture. Le petit ensemble « Zipfelkapp » présentera des Noëls populaires d'Alsace. « Zipfelkapp » évolue dans le folklore avec des instruments traditionnels. Le groupe assure la partie musicale de nombreux spectacles dans le Sundgau et renforce d'autres ensembles traditionnels. Associé à un groupe folk de la région, il se produit en bal ou en concert. Après l'enregistrement d'un premier CD, il a participé à un enregistrement destiné à faire découvrir la musique traditionnelle aux enfants. Noëls populaires d'Alsace avec les « Zipfelkapp». 


20 décembre 1999 © L'Alsace tous droits de reproduction réservés

La chaleur des rythmes celtiques

Samedi, les Chum’s ont transformé le cercle Saint-Thiebaut de Thann en un véritable pub irlandais. Le groupe vient de sortir son premier album.
Une bonne centaine de personnes s'est laissée envahir par les rythmes celtiques des Chum’s, samedi soir au Relais culturel de Thann. Cette soirée était l'initiative du Rugby-Club de Thann. Le groupe est composé de quatre musiciens, Joseph, Christophe, Thierry et Serge sont tous des Haut-Rhinois amoureux de la musique irlandaise. Les « camarades », Chum’s en français, se sont formés en 1994 et viennent de sortir un premier album « Irish Wave » (vague d'Irlande). L'an passé, lors de la Foire aux vins, ils ont même joué en première partie de Tri-Yann. Samedi soir, les percussions, la batterie, la guitare et le violon des Chum’s ont fait voyager plus d'un spectateur. La bière, Murphy, était noire ou rousse et les sandwiches au salmon (saumon) ou à la sausage (saucisse). Les dirigeants du RCT n'ont omis aucun détail et même les lumières du sapin de Noël semblaient conquises par la musique.


L'Irlande a envahi le Cercle Saint-Thiebaut, samedi soir, grâce aux rythmes celtiques des Chum’s. 


Folk à l'affiche