26 janvier 1997 © L'Alsace tous droits de reproduction réservés
Bal folk intergroupes costumé
L'association « Carnet de Bal » vous invite à danser et à écouter de la musique traditionnelle lors de son bal intergroupes le 1er février au centre Europe de Colmar. Les groupes régionaux fort nombreux se succéderont sur scène pour varier danses, styles, sonorités musicales, fougues, têtes, plaisir. A reconnaître sous leurs costumes queue de pie, chapeau à plume et fausses dents les groupes : Alpha-Roméo (Strasbourg), Au gré des vents (Sundgau), Les Chantoux Guy, Momo, Ronan (Bretons), Les élèves de cornemuses (Guebwiller-Altkirch), Ni vu, ni connu, Stanza (Mulhouse), Schriller-Triller (Suisse). Les instruments les plus divers viendront flatter votre ouïe : violon, accordéon diatonique, vielle à roue, cornemuse, nickelharpa, bombarde, flûtes, épinette des Vosges, contrebasse, etc. Des danses tous azimuts, des plus simples aux plus irrésistibles, caresseront vos mollets : valses, bourrées, contredanses, danses bretonnes ou des Balkans... Curieux, sentimentaux, danseurs fous, dragueurs effrénés, la piste vous est ouverte dès 21 h. Entrée : 50 F. CSC Europe, rue de Varsovie près de l'hôpital Pasteur. Samedi 1er et dimanche 2 février. Stage de danses des Balkans à dominante bulgare, avec Thomas Stutzer (Bâle). Niveau moyen.
7 févier 1997 © L'Alsace tous droits de reproduction réservés
Galfingue en Irlande
Samedi 8 février, Galfingue
vivra à l'heure irlandaise. En effet,
Celtic Breeze, groupe mulhousien de musique celte,
débarque à 21 h à la salle polyvalente. Sa musique directement venue du pays
aux pâturages marins, bière et musique donne une ambiance particulière et
riche en couleurs locales. De leurs bombardes, flûtes traversières
irlandaises, binious Koz, guitares et autres instruments traditionnels sortira
un souffle chaleureux qui projettera le public directement dans les pays
celtes. La salle polyvalente du village baignera dans cette musique qui pousse
à chanter, danser et partager la joie de vivre d'être ensemble. Avec
Absinthe, un autre groupe de la région, cela prépare un
véritable Fest noz dans la grande tradition. Prix d'entrée : 50 F (étudiant,
chômeur 40 F). En après-midi de 15 h à 18 h 30 sera organisé à la même
adresse, un stage de danse celtique encadré par Guy Le Dissez. Prix du stage
uniquement : 80 F. Stage + concert : 100 F.
24 mars 1997 © L'Alsace tous droits de reproduction réservés Guebwiller - Brise celtique sur la saint Patrick
Bien connu dans la région, le groupe «Celtic Breeze» était en concert à Guebwiller, samedi soir, à la Cave Dîmière. Invités par Sucre d'Orge, les musiciens mulhousiens ont fait salle comble, les organisateurs se voyant obligés de refuser du monde. Dans une ambiance de pub, les six musiciens équipés de bombarde, violon, percussion, clavier et guitare, ont mené leur public dans les landes d'Irlande, n'hésitant pas parfois à traverser la manche pour jouer une musique plus bretonnante. «

Celtic Breeze » qui effectue actuellement une petite tournée à l'occasion de
la saint Patrick aurait mérité une salle plus grande !
Celtic Breese - Bombarde et guitare pour une ambiance irlandaise
Guebwiller - Musique d'Irlande
«Celtic
Breeze a fait salle comble samedi soir à la Cave dîmière de
Guebwiller. Cet ensemble de six musiciens, invité par Sucre d'orge et spécialisé
dans la musique celtique, a entamé ces derniers jours une petite tournée à
travers la région pour fêter saint Patrick, patron des Irlandais. Dans un rythme
assez soutenu, Celtic Breeze a fait voyager le public à travers ce pays de
légendes.
La musique irlandaise à la Cave dîmière. (Photo « L'Alsace »)
16 avril 1997 © L'Alsace tous droits de reproduction réservés
Altkirch - Cornemuses et percussions.
L'association «
Carnet de Bal » a organisé avec le soutien de la ville d'Altkirch,
un week-end musical : samedi soir, un concert avec «
La Chavanée » avec
vielle, cornemuse, chants et danses traditionnels du Bourbonnais suivi d'un
Bal folk animé par « La Chavanée » et l'orchestre sundgauvien « Au
gré des vents». Dimanche après-midi se sont succédés trois
groupes « Hinz und Kunz
», ensemble suisse harmonium et cornemuse ; «
Mami Wata »,
percussions africaines, formation de Mulhouse avec musique et danses de
l'Afrique de l'Ouest ; et enfin les locaux «
D'Walscha Pfiffer
» avec cornemuse et percussions. Une trentaine de photos retraçant l'histoire de
la cornemuse en Alsace étaient présentées.
(Photo « L'ALSACE » J.Z.)
15 mai 1997 © L'Alsace tous droits de reproduction réservés
Lautenbach - musique folk est de retour
Le concert d'ouverture de la 13e édition de «
Lutherie, Dancerie mét Musik » se déroulera vendredi soir
au Caveau à Jazz des Dominicains.
Cette année encore, comme le veut la tradition, c'est durant le long week-end de
la Pentecôte et aux abords de la collégiale de
Lautenbach, que toute la
musique folk d'Europe s'est donnée rendez-vous. Concerts, ateliers, danses,
expositions d'instruments traditionnels et bals folk sont à nouveau proposés par
«Strockbrunna»,
l'association organisatrice. Cette année, ils pourront à nouveau compter sur des
groupes régionaux : «
Stanza » de Mulhouse avec son répertoire de musiques à
danser d'Alsace et d'ailleurs ; «
Gallad » et «
Dansez-voir », deux groupes strasbourgeois et leurs musiques d'Europe et
Laender Kapelle avec son répertoire de musiques suisses. Seront également
présents Duo Hanches Hantees proposant de la musique bretonne ;
Bernard Coclet et son équipe avec ses créations de nouvelles danses ;
Rataplam de Bergame et Victor Gannet Band, deux groupes italiens spécialistes
des musiques d'Irlande, et un soliste Paolo Gantz. Les airs celtes seront signés
par un tout nouveau groupe de Mulhouse :
Excalembour.
Danses dans les rues
Dès vendredi soir, c'est au Caveau à Jazz des Dominicains de Guebwiller que les
amateurs de musique folk se retrouveront avec « Les Walscha Pfiffer » et «
Au
gré des vents» pour le concert d'ouverture à partir
de 21 h. Le spectacle avec cornumuses d'Alsace proposera des morceaux musicaux
d'origine. A partir de samedi après-midi, les nombreux ateliers de danses et
concerts seront proposés par les participants dans les rues de la cité. Un
exposition d'instruments anciens a été également montée et un luthier présentera
son savoir-faire. Bien sûr, le public et les musiciens se retrouveront lors des
deux grands
bal folk samedi et dimanche soir, à la salle des fêtes de
Lautenbach. Rondes,
valses,
bourrées,
scottish se succèderont selon le répertoire des musiciens.
Campings réquisitionnés
Dimanche, le programme est identique à celui de samedi. Il y aura seulement en
plus un concert surprise lors de l'apéritif, offert par la commune, généralement
sur le parvis de la collégiale. Une telle manifestation draine chaque année de
nombreux amateurs de musique folk, venant souvent de très loin. C'est pour cela
que l'association « Strockbrunna
» n'est pas seule et peut compter sur l'association des parents d'élèves de
l'école communale ; les scouts du Haut-Florival ; Agora ; les Amis de la
Collégiale ; les terrains de camping de Lautenbach-Zell. Schweighouse et
Wintzdelden, sans oublier la municipalité, pour faire de cette rencontre
musicale de la Pentecôte un moment festif très convivial.
Première rencontre vendredi au Caveau à Jazz avec « Les Walcha Pfiffer ».
21 mai 1997 © L'Alsace tous droits de reproduction réservés
Musique - La fête folk de Lautenbach au caveau
Les « Walscha Pfiffer
» et « Au
gré des vents» ont ouvert au caveau à jazz la fête musicale
annuelle de Lautenbach.
Il arrive souvent qu'un style de musique soit l'expression d'une convivialité
forte et permette à un groupe de s'identifier. La musique folk est une de ces
musiques de fans : ils connaissent et jouent tous les airs et peuvent varier à
l'infini leurs réalisations musicales. Les limites d'un groupe à l'autre peuvent
donc être très floues. Ils se composent au hasard des rencontres, s'adjoignant
des musiciens qui passent et toutes sortes d'instruments. On avait déjà vu
plusieurs fois Gilles Péquignot au caveau. Il y a déjà montré ses talents de
violoneux et sa passion pour tous les instruments populaires anciens. Il est
étonnant de le voir passer avec facilité (malgré des problèmes de lunettes) d'un
instrument à l'autre. Le violon, la mandoline, l'épinette des Vosges, la
cornemuse, la flûte à bec... servent tour à tour des mélodies qui ont fait
danser des générations. A l'accordéon, Danyèle Besserer. A la contrebasse ou aux
percussions, Matthieu Lavarenne. Avec les cornemuses, ils reprennent les airs
qui feront le bal du lendemain à Lautenbach. Ils ont déjà enregistré plusieurs
disques et lancent une souscription pour le prochain. Le caveau a déjà prouvé
qu'il est ouvert à toutes les musiques mais le public de Lutherie, Dancerie mét
musik n'est pas descendu de Lautenbach jusqu'au caveau.
Danyèle Besserer et Gilles Péquignot «
Au Gré des Vents ».
29 mai 1997 © L'Alsace tous droits de reproduction réservés
Offemont - Un Fest Noz comme là-bas...
L'ambiance musicale et dansante avait des résonances bretonnes, samedi soir à la
salle paroissiale d'Offemont.
Et pour cause, le Cercle celtique de Franche-Comté y organisait un « Fest Noz »,
ce que l'on peut traduire par fête de nuit. Les groupes Celtic Breeze et Absinthe
animaient la soirée, agrémentée de cidre et de crêpes. Dans la région, l'on ne
connaît pas particulièrement les danses bretonnes. C'est pourquoi le Cercle
celtique de Franche-Comté organise des séances d'initiation et cours de danses
dans l'après-midi qui précède les soirées comme celle organisée à Offemont. Et
le soir, les danseurs font ainsi bonne figure sur la piste...
29 mai 1997 © L'Alsace tous droits de reproduction réservés
Offemont - Un Fest Noz comme là-bas...
L'ambiance musicale et dansante avait des résonances bretonnes, samedi soir à la
salle paroissiale d'Offemont. Et pour cause, le Cercle celtique de Franche-Comté
y organisait un « Fest Noz », ce que l'on peut traduire par fête de nuit. Les
groupes
Celtic Breeze et Absinthe
animaient la soirée, agrémentée de cidre et de crêpes. Dans la région, l'on ne
connaît pas particulièrement les danses bretonnes. C'est pourquoi le Cercle
celtique de Franche-Comté organise des séances d'initiation et cours de danses
dans l'après-midi qui précède les soirées comme celle organisée à Offemont. Et
le soir, les danseurs font ainsi bonne figure sur la piste...
Main dans la main, c'est parti pour une série de danses bretonnes...
(Photo « LE PAYS » - A.G.)
8 juin 1997 © L'Alsace tous droits de reproduction réservés
Musique Hors compétition
Éternel exilé artistique, aujourd'hui redécouvert,
Dick Annegarn
sort la tête du purgatoire.
A 20 ans, le Hollandais Dick Annegarn débarquait à Paris pour changer la chanson
française. Six ans plus tard, il tirait sa révérence au show biz. Entre temps,
il aura effectivement marqué l'art de chanter de son pays d'adoption :
aujourd'hui, il revient à la faveur des louanges de la jeune génération. Né à La
Haye en 1952, Dick Annegarn découvre le français à l'école, son père
fonctionnaire de la communauté européenne l'ayant inscrit dans une école
internationale de Bruxelles. Lorsque, plus tard, l'étudiant en agronomie se met
à composer et à écrire, c'est la langue de Molière qu'il choisit. Et en 1972,
Dick s'installe à Paris et débute dans les clubs folks de la capitale. « La
France, c'est plus grand que la Hollande, qui était déjà à l'époque une annexe
de la culture américaine. Et puis j'aime bien les pulls bretons, et les
histoires de dahus », plaisante aujourd'hui l'auteur de « Mireille». Dick espère
aussi trouver là l'esprit de « confrérie littéraire, de bande » qui l'aidera à
changer le cours de la chanson française. Grandi dans une Bruxelles « très rock,
pop, jazz et blues », il est attiré par quelques francs-tireurs, les Nougaro et
Higelind'alors. « La France avait encore une image très yé-yé. La chanson à
texte passait pour incompréhensible, avec de la mauvaise musique. Le yé-yé,
c'était l'inverse. Cétait à nous d'élever le niveau ». Dick Annegarn cherche un
renouvellement au-delà du rock'n'roll, qui, en 1972, « avait mauvaise presse,
semblait déjà dépassé ». Il invente « une combinaison de textes exigeants, de
poésie sans lourdeur, avec des emprunts au folk et à la pop anglaise », à
l'époque inexistants sur la scène française. « On sortait à peine des chansons
scouts », se souvient Dick avec ironie.
Folk innovant
La tâche n'est pas facile. Dick Annegarn est « accueilli en bizarrerie ». Ils
croisent Renaud, Lavilliers, Bill Deraime, encore inconnus du grand public. « On
formait comme un mouvement, mais sans idée de style, simplement avec une même
envie d'innover ». Le folk apparaît alors comme le principal dénominateur
commun, avec Dylan en figure tutélaire. A travers lui, c'est toute « la
tradition quasi-biblique des poètes itinérants » et du « talking blues » qui est
empruntée, « cette manière de jouer de la guitare en parlant de l'actualité ».
Adepte d'un art vraiment populaire, Dick Annegarn a le souci de créer des
chansons chantables par tous. Concernant l'actualité en revanche, il se garde
d'évoquer directement dans ses chansons les grands sujets des années 70. Avec
ses fables ironiques, souvent animalières, ou ses ballades mélancoliques, il
ouvre plutôt la voie à la chanson française des années 90, le dépouillement folk
d'alors anticipant le minimalisme d'aujourd'hui. Après quatre albums en trois
ans (les trois premiers ont été compilés l'an dernier sur « Bruxelles»), Dick
Annegarn annonce publiquement en 1978 qu'il quitte la « compétition » : trop de
studio (d'enregistrement, de radio, de TV), trop de route, trop de scène, trop
jeune (il fait l'Olympia à 22 ans)... Linspiration se tarit sous les pressions
du système, de ce qu'il appelle alors « la rock industrie », et son « côté
maffieux ». Abandonné par les maisons de disque, Dick va payer cher cette
rébellion : « vingt ans de purgatoire », estime-t-il aujourd'hui, au cours
desquels il parvient néanmoins à sortir cinq albums autoproduits. Longtemps
retiré sur une péniche, il apparaît sur scène de temps en temps. C'est comme ça
qu'il rencontre Mathieu Boogaerts lors d'un récent festival. Le jeune chanteur
français avoue l'influence qu'a eu sur lui le baladin hollandais, et de cette
rencontre naît une tournée commune, « Vis à vis». Remis en scelle par la jeune
génération, redécouvert par son ancien public, Dick Annegarn attend toujours
qu'une maison de disque s'intéresse à ses chansons. Mais à 45 ans, il ne
désespère pas : « Si j'ai quitté la compétition, c'est que je cours lentement ».
En concert avec Mathieu Boogaerts le 17 juin à Strasbourg (Laiterie).

25 juillet 1997 © L'Alsace tous droits de reproduction réservés
Rendez-vous -
Bal folk à Altkirch
Samedi 26 juillet, à partir de 21 h, l'Association Carnet
de Bal et la municipalité d'Altkirch proposent un bal folk à
la halle au blé d'Altkirch. Il sera animé par le groupe sundgauvien « Au
gré des vents », à l'occasion de la sortie de son nouveau CD
: « Le colporteur ». Folk ? celte, alsacien ? musiques anciennes alsaciennes ?
musiques du monde ? musiques folkloriques ? musiques traditionnelles ? musiques
à danser ? compositions alsacosuédauvergnaroumanoïrlandaises ? « Au Gré des
Vents », c'est un peu tout cela, mais ce sont surtout des musiques d'ici et là,
d'hier et d'aujourd'hui, du passé mais non passéistes, des musiques portées par
les vents, arrangées par le groupe qui se les approprie pour les servir juste
fraîches comme il faut, et à déguster sans modération. Composé de danses en
chaînes, en lignes face à face, en rondes ou de danses par couples, le bal folk
est synonyme de convivivialité. Sous la musique dynamique des quatre musiciens
d'« Au Gré des Vents », entraînés par quelques danseurs expérimentés, guidés par
des explications simples, vous n'aurez aucun problème pour danser dans la joie
et la bonne humeur, que vous soyez débutants ou bons danseurs. Au programme, des
danses d'Alsace, d'hier et d'aujourd'hui, des danses de Bretagne, Gascogne,
Irlande, Auvergne, Berry et quelques nouveautés. Et, si vous ne voulez pas
danser, vous pourrez toujours vous asseoir autour d'un verre et vous détendre
aux sons guillerets d'instruments peu répandus en Alsace comme l'épinette des
Vosges, la cornemuse, et de ceux plus connus du violon, de l'accordéon,
diatonique, la contrebasse, la mandoline ou la guitare, accompagnés de
percussions diverses. Un bon moment à passer à la halle au blé d'Altkirch, pour
tous les amateurs de musiques de type « celtiques », pour les amateurs de danses
et pour les curieux ! A l'extérieur, en cas de temps clément ; à l'intérieur en
cas de pluie. Entrée gratuite !
16 août 1997 © L'Alsace tous droits de reproduction réservés
Dialecte «
Summerlied » : un premier festival
Après le renouveau des années 70, à Ohlungen la chanson alsacienne veut
conquérir un nouveau public.
Les Bretons ont leurs Fest-Noz, les Corses leurs Polyphonies, mais rien de
similaire n'existait jusqu'à présent en Alsace : cette lacune est comblée avec
l'organisation du premier festival de la chanson alsacienne, le « Summerlied »
qui se termine aujourd'hui à Ohlungen,
au nord de Strasbourg.
Un tremplin
La chanson alsacienne avait connu un regain d'audience après 1968, portée par la
vague écologiste et le refus des valeurs de la société de consommation. Des
manifestations comme les marches contre la centrale nucléaire de Fessenheim
avaient permis à des artistes dialectophones de se produire et rencontrer un
écho auprès du public. « C'était un Sprungbrett, un tremplin pour nous »,
raconte René Eglès, 58 ans, lauréat du Printemps de Bourges et l'un des
chanteurs du « Summerlied » qui se déroule depuis jeudi et aujourd'hui encore,
en plein air, dans un pré à l'orée de la forêt d'Ohlungen.
L'essoufflement
Il y a eu bien l'esquisse d'un festival de la chanson dialectophone dans les
années 70 à Schiltigheim, dans la banlieue de Strasbourg, « Schilik singt immer
noch » (Schiltigheim chante toujours), mais « le tout s'est essoufflé au fil des
ans », raconte René Eglès. L'homme qui a le plus influencé les
chanteurs-compositeurs en alsacien est sans conteste le regretté Germain Muller.
Sa veuve, Dinah Faust, primée en Suisse et en Allemagne, chevalier des arts et
des lettres en France, est d'ailleurs l'une des vedettes du « Summerlied». Se
produisent également Robert Frank Jacobi, le « Jacques Brel alsacien », et
Roland Engel avec le Swing to Swing Quartet, mariage du jazz et du dialecte
alsacien.
Avec Siffer et Ungerer
Roger Siffer, bien qu'absent au « Summerlied » pour récupérer après une
éprouvante tournée d'été, soutient la nouvelle initiative comme membre du comité
d'orientation. Un autre célèbre Alsacien, Tomi Ungerer, a apporté sa caution en
réalisant l'affiche, un hibou grattant, au clair de la lune, une guitare sur
fond de bosses de l'Alsace du nord. Loin des « fêtes de la bière » et autres «
fêtes du bretzel », le « Summerlied » donnera l'occasion à de jeunes talents de
faire leurs débuts. Des chanteurs confirmés de la nouvelle génération précédent
en « vedettes américaines » les grands noms de la chanson alsacienne qui se
produisent sur une scène de 120 m². « Pour ne pas tomber dans un repli
identitaire, le nouveau festival marque son ouverture en accueillant un ensemble
de musique tzigane, Ensemble Engé, installé en Alsace », a souligné Jacques
Schleef, président du comité d'organisation. Ce dernier a insisté sur la forte
implication des jeunes de ce village de 1200 habitants, dont une soixantaine
participe à l'organisation.
10 octobre 1997 © L'Alsace tous droits de reproduction réservés
Musique - Le folk roi à Bisel
Après la longue pause estivale, que les « folkeux » voyageurs mettent à profit
pour se ressourcer en Bretagne, les pays celtiques, l'Auvergne ou autre
Gascogne, le groupe de musique folk « Au
gré des vents », par l'intermédiaire de l'association
Carnet de bal, reprend un cycle de cours de danse, à la salle des fêtes de
Bisel. Avec Gilles Péquignot
aux instruments (cornemuse, violon, épinette des Vosges), qu'il maîtrise de
façon décontractée mais néanmoins magistrale, Danyèle Besserer dispense
l'enseignement des
valses,
bourrée,
branle,
scottish... Seul, en couple, en cercle ou en chaîne, chacun pourra constater
le large éventail de danses populaires transmises de générations en générations
par nos aïeux. On découvrira les airs traditionnels d'Alsace, mais également d'Ajoie,
du Jura, du Poitou, de Bretagne, d'Irlande... Un véritable enrichissement
culturel. Ces cours sont destinés aux pratiquants confirmés ainsi qu'aux
débutants, chacun profitant de l'expérience des autres. Ils se déroulent dans
une ambiance conviviale et non-conformiste, entre technique et fou-rires, tout
en préparant les prochains fest-noz et bals folks. Les cours de danse ont lieu
le mercredi soir, de 20 h 30 à 22 h 30, à la salle de Bisel, du 15 octobre au 10
décembre. Un autre atelier de danses existe à Colmar.
Fest-noz et bal folk à Bisel samedi 11 octobre à partir de 21 h ; entrée : 50 F. Par ailleurs, stage de danses bretonnes à Bisel samedi 11 octobre de 14 h 30 à 18 h 30 et dimanche de 10 h à 13 h : tous niveaux, même débutants ; inscriptions sur place à partir de 14 h 15 ; 240 F stage + fest-noz/bal folk ; stage samedi seul + bal : 160 F.
L'un des cours de danse dispensés par l'association « Au Gré des Vents ».
(Photo « L'ALSACE » - L. S.)
17 octobre 1997 © L'Alsace tous droits de reproduction réservés
Au gré des instruments
Le groupe de musique folk de Mooslargue « Au
gré des vents » sort un nouveau compact-disc intitulé
« Le colporteur ». Il le présente en musique, samedi, à la FNAC de Mulhouse.
Un homme marche seul,..., à ce qu'il voit, à ce qu'il entend. » C'est l'histoire
de la vie d'un homme, presque banale, qui évolue au hasard de ses racines, de
ses rencontres, de son expérience. Ce pourrait être chacun d'entre nous, sur
fond de musique, musique traditionnelle, dont les racines plongent loin dans le
temps. Musique traditionnelle et pourtant ouverte aux évolutions, selon
l'inspiration des interprètes, une musique riche, vivante, donnant envie de
danser, qui permet au groupe de musique folk « Au gré des vents » de proposer au
public un nouveau compact-disc, après la parution en novembre 92 et 94 de leurs
premiers enregistrements « En attendant » et « Du piment dans le kougelhopf ».
C'est un peu comme une naissance, le résultat d'années de travail, de
recherches, de répétitions pour ces musiciens sundgauviens dont le talent est
reconnu au-delà de nos frontières.
Ravissesement
« Le colporteur », c'est le titre de ce CD, est un ensemble de compositions
personnelles et d'airs traditionnels d'Alsace et d'ailleurs. De « La patronne »,
cantique de Strasbourg datant de 1697, vantant les mérites de sainte Odile,
patronne de l'Alsace, à « L'Ajoulotte », typique de la région de l'Ajoie, en
passant par « L'homme qui marche », composition personnelle d'après un extrait
du roman « Naschtla » de Louis Schittly, médecin sundgauvien, la succession des
titres est un ravissement pour les amateurs de musique et de danses. Il est
l'oeuvre de passionnés donnant leur temps pour la transmission de cet héritage
musical et populaire, y ajoutant une touche personnelle, avec l'espoir qu'il
sera perpétué à travers les générations.
A la Fnac
A l'occasion de la parution dans le commerce de ce CD, Danyèle Besserer
(accordéon diatonique, contrebasse, percussions, texte), Mathieu Lavarenne
(contrebasse, percussions, mandoline, guitare), Valère Kaletka (guitare,
mandoline, mandole), Gilles Péquignot (épinette des Vosges, cornemuse, violon)
donneront un aperçu de leur talent au Forum de la FNAC de Mulhouse, le 18
octobre prochain, à 15 h, lors d'un concert de lancement. Ils associent
volontiers à leur succès les musiciens Jean-Luc Rouget, Gabriel Monaton,
Françoise Ducommun et François Pasquier qui les ont aidés pour certains titres
particuliers, les techniciens Christophe Gaiffe et Christian Maes de Besançon,
les participants aux ateliers de danses de l'association « Carnet de bal » et
tous les parents et amis qui les ont soutenus pour ce long travail. « Le
colporteur », qui est distribué par « L'autre distribution » de
Montlouis-sur-Loire chez tous les bons disquaires, mérite l'attention
(naturelle) des amateurs de musique et
danses folk, mais également d'un plus large public qui y découvrira la
diversité et la richesse de la culture de nos régions.
Un compact-disc qui célèbre la musique traditionnelle.
17 octobre 1997 © L'Alsace tous droits de reproduction réservés
Week-end celtique à Bisel
A Bisel, les week-ends se
suivent mais ne se ressemblent pas, preuve d'une intense activité
pluriculturelle. Cette fois-ci, les musiques et chants bretons ont résonnés à la
salle des fêtes, grâce au stage de danses bretonnes et Fest-noz organisés par
l'association
Carnet de Bal. Samedi après-midi et dimanche matin étaient
réservés à un stage de danses bretonnes sous la direction de Guy Le Dissez,
Breton bon teint et animateur d'une association culturelle à Pfastatt. Les
participants ont pu se familiariser avec les
an dros, hanter dros,
laridés,
plinns,
gavotte et autres
danses en chaîne.
Oreilles
Ces différents pas et mouvements nécessitent beaucoup de concentration et
d'entraînement, mais à force de pratique, ces danses et musiques celtiques sont
un régal pour les yeux et les oreilles : elles font ressurgir dans nos
consciences une culture riche et variée, longtemps injustement décriée, mais qui
fait preuve d'un formidable renouveau, à la suite des Gilles Servat, Alan
Stivell et autres
Tri Yann. Qui n'a pas chanté ou entendu « La jument de Michao ». En Alsace,
les représentants les plus connus de cette culture sont assurément les musiciens
du groupe « Celtic
Breeze ».
Fest-noz
En Bretagne, on appelle les bals traditionnels des Fest-noz, des fêtes de nuit.
Ailleurs, cela se dit
bal folk. Ce sont des bals sociaux où l'on danse en chaînes, en rondes,
parfois en couples, c'est faire la fête dans une ambiance conviviale et
sympathique avec des airs bretons, et irlandais, mais aussi alsaciens, gascons,
francs-comtois et autres. Dès 21 h, la salle résonna aux sons de la flûte
traversière accompagnée d'une guitare : le duo Penaos, ils étaient suivis par le
trio de chanteurs Guy et Ronan Le Dissez et Maurice Matter. Les participants au
bal et les stagiaires de l'après-midi ont ainsi pu danser, mettant en pratique
les acquis du stage écoulé. La partie folk a été assurée par « Au gré des vents
», groupe sundgauvien bien connu des amateurs de musique traditionnelle d'Alsace
et d'ailleurs.
Cercles circassiens,
valses
bourrées,
branles permirent de danser ensemble dans la joie et la bonne humeur,
jusqu'au petit matin pour les plus résistants. Un week-end réussi pour tous les
« folkeux » du Sundgau et des régions limitrophes mais aussi de Suisse et
d'Allemagne.
De l'amusement au programme.
L. S.
29 octobre 1997 © L'Alsace tous droits de reproduction réservés
Musiques -
Au gré des vents
« Le Colporteur»: c'est le titre du dernier enregistrement sur CD du groupe folk
Au Gré des Vents. Il l'a présenté récemment au public du forum Fnac à Mulhouse.
Ce groupe alsacien spécialiste du répertoire de
bal folk est réputé pour l'ambiance chaleureuse qu'il sait créer à travers
un éventail de danses collectives d'ici et d'ailleurs, d'hier et d'aujourd'hui.
Depuis plusieurs années, il anime en France et à l'étranger de nombreux bals,
concerts et stages de danses ou d'instruments. Après « En attendant » édité en
1992 et « Du piment dans le Kugelhopf » en 1994, ce troisième CD offre la riche
palette sonore des
branles,
polkas,
mazurkas,
valses et
jigs. Danyèle Besserer à l'accordéon diatonique et à la contrebasse, Gilles
Péquignot à l'épinette des Vosges, à la cornemuse, au violon et à la flûte y
sont accompagnés par Mathieu Lavarenne à la contrebasse, mandoline, guitare et
aux percussions ainsi que par Valère Kalekta aux cordes.
A écouter : « Le Colporteur », musiques d'Alsace et d'ailleurs, production Carnet de Bal. A entendre et voir : bal folk avec Au Gré des Vents samedi 8 novembre au CSC Europe de Colmar, vendredi 14 novembre à la MJC Fernand Anna Wittenheim.
20 novembre 1997 © L'Alsace tous droits de reproduction réservés
De joyeux ménestrels
«
Excalembour » donnera un « concert déconcertant » ce
vendredi au caveau à jazz des Dominicains.
Le caveau à jazz des Dominicains a le plaisir d'accueillir dans le cadre des «
concerts déconcertants » le groupe Excalembour, ce vendredi 21 novembre, à 21 h.
Les joyeux ménestrels d'Excalembour vous entraînent pour une ballade entre
Malicorne et Connemara, entre swing gothique, blues médiéval et harp-rock.
Leur répertoire est composé de chansons médiévales françaises, d'airs
traditionnels irlandais et bretons et de quelques notes d'humour. Le groupe est
composé d'Eric Hueber (flûtes et claviers), Nicolas Hueber (violon, vielle et
chant), Pascale Ott (harpe celtique), Céline Ritter (chant et percussions) et
Nicolas Lehr (guitare bodhran et chant). On a déjà eu l'occasion de les
remarquer dans leurs costumes d'époque, lors de lutherie et dancerie à
Lautenbach, également au Festival jeunesse et culture à Soultz mais aussi lors
de la manifestation Science en fête à Mulhouse. C'est donc en costume de
l'époque médiéval que le groupe Excalembour vous fera découvrir sa musique. Un
rendez-vous à ne pas manquer. Entrée : 50 F/30 F (réduit).
Entre swing gothique, blues médiéval et « harp-rock »
26 novembre 1997 © L'Alsace tous droits de reproduction réservés
Dominicains
Excalembour
Le caveau a prêté sa scène au jeune groupe Excalembour, qui se tourne vers les
origines médiévales de la musique traditionnelle celtique. Les deux frères
Hueber connaissent le chemin du caveau : on les y a entendus dans un répertoire
jazz, dans lequel ils se sont montrés meilleurs. Le jeune groupe de jeunes
musiciens a présenté, vendredi soir, un spectacle mêlant le Moyen âge au
traditionnel irlandais. Nicolas Hueber a montré qu'il pouvait improviser tout
aussi bien au violon traditionnel. Eric Hueber a troqué le piano contre un
clavier nettement moins performant. A la guitare folk et au bodhran, Nicolas
Lehr est aussi l'animateur joyeusement bavard. A noter, la voix d'ange de la
chanteuse Céline Ritter et les sonorités celtiques de la harpiste Pascale Ott.
Ils ont soigné les costumes (ils sont habillés mode Moyen âge) et les calembours
qui servent de titres aux morceaux : la Perrine de latin, Merlin et Pinpin, Pour
les Guebwillerois, Seins légers... L'ensemble manque encore de cohésion, mais le
public de copains semblait acquis d'avance.
Ph.B.
Céline Ritter à la vielle et Nicolas Hueber au violon.
(Photo « L'ALSACE » - Ph.B.)
26 novembre 1997 © Dernières Nouvelles D'Alsace tous droits de reproduction réservés
Les musiques du colporteur
Dans un CD qu'il vient d'enregistrer, le groupe folk « Au
gré des vents » revivifie les musiques à danser d'Alsace et
d'ailleurs.
Depuis dix ans qu'il arpente les territoires de la musique et de la danse traditionnelle, le groupe « Au Gré des Vents » s'y est forgé une solide expérience musicale. Une histoire nourrie de concerts, de bals et d'ateliers, ces lieux où le folk est toujours vivant. Et riche aussi de festivals internationaux, tels celui de Gennetines où, parmi des groupes venus de toute l'Europe, les musiciens du Sundgau sont souvent les seuls à faire danser les foules aux sons des airs alsaciens. C'est le meilleur de cette expérience que les quatre musiciens ont réuni sur le CD qui vient de paraître : « le Colporteur ». Comme son nom l'indique, il fait la part belle au côté nomade de la musique. Les traditionnels alsaciens y font ménage avec des airs venus de Franche-Comté ou de Suisse, et d'Irlande aussi, l'accordéon, le violon, la cornemuse et les percussions ne connaissant guère les frontières.
Maîtrise et cohésion
La musique folk qu'on découvre ici, très loin du classique folklore alsacien,
s'apparenterait bien davantage, s'il fallait lui chercher un cousin, avec ce qui
habite la musique bretonne ou tous ces vents venus actuellement des pays celtes.
Chez nous aussi, on jouait de la cornemuse, et il suffit d'entendre les belles
interprétations de « Ich Armer Welcher Teufel » ou « L'amour déçu » pour s'en
convaincre. Le CD mêle aux morceaux redécouverts, et arrangés sur la base de
documents anciens, des compositions des musiciens eux-mêmes. Car la tradition
ici n'a rien à voir avec un passé figé. Outre sa maîtrise instrumentale et sa
cohésion musicale, le groupe puise en effet sa force et son originalité dans une
créativité constante et une fidélité à ce qui fait l'âme la musique
traditionnelle. Mandoline, flûte, contrebasse, épinette des Vosges..., ce sont,
au total, une quinzaine d'instruments que jouent ici Gilles Péquignot, Danyèle
Besserer, Mathieu Lavarenne et Valère Kaletka. Ce disque de « Musiques d'Alsace
et d'ailleurs », produit par l'association haut-rhinoise « Carnet
de Bal », est le troisième enregistré par le groupe. Il mêle
valses,
branles,
scottish,
mazurka et contredanses. Car tous les airs sont des musiques à danser, comme
le rappelle le livret du disque. Ce qui ne les empêche pas d'être aussi un pur
plaisir pour l'oreille.
14 décembre 1997 © Dernières Nouvelles D'Alsace tous droits de reproduction réservés
« Zipfelkapp », les traditions musicales alsaciennes
Le trio sundgauvien renoue avec les traditions et la musique vivante sur son
premier CD intitulé « Noëls populaires d'Alsace ». A découvrir, mardi, à «
L'Alsace ».
Le premier CD que va sortir « Zipfelkapp », groupe sundgauvien
de musique traditionnelle alsacienne, aura nécessité près d'une année de
travail. Intitulé « Noëls populaires d'Alsace », son programme reprend une
quinzaine de mélodies anciennes composées entre les XVIe et XXe siècles, ainsi
que deux compositions personnelles contemporaines. Les titres proviennent du
recueil « Chansons populaires d'Alsace » réalisé par Jean-Baptiste Wekerlin
(XIXe siècle). Ces chansons étaient encore jouées dans les chaumières aux XVIe
et XVIIe siècles, à la période de Noël. Les auteurs de ce nouveau CD, Jacky et
Monique Saly et Valère Kaletka, ont voulu faire revivre ces traditions à travers
des arrangements aux harmonies originales, tenant compte de l'évolution de la
musique et des influences contemporaines, voire « européennes ». Le bassin
rhénan ayant été à cette époque, contrairement à beaucoup d'autres régions
enclavées, un axe de passage obligé de beaucoup de peuples qui ont, de ce fait,
influencé la musique alsacienne. Cet enregistrement pourrait faire l'objet d'un
premier volume d'une anthologie de la musique traditionnelle alsacienne.
Origines
A l'origine du groupe, c'est une passion commune pour les instruments
traditionnels et acoustiques qui a rassemblé les trois musiciens. Il y a près de
vingt ans, Jacky avait déjà commencé par danser avec l'« Ensemble traditionnel
de Haute-Alsace ». En 1989, le trio crée le groupe « Zipfelkapp » qui accompagne
depuis l'Ensemble traditionnel de haute-Alsace dans ses déplacements. Il reste
un des rares groupes à évoluer dans le folklore avec des instruments
traditionnels. En 1994 et 1995, le groupe s'est associé à l'ensemble « Au gré
des vents » pour produire, sous les dénominations de « Bibalakas » ou « Du
Piment dans le Kougelhopf » et enregistrer deux CD.
Traditions et évolution
Regroupé en association depuis 1995, « Zipfelkapp » constitue l'ossature de la
Commission de recherche sur la musique en Alsace, au sein de l'Alsace des arts
et traditions. L'association effectue des recherches sur la musique
traditionnelle de notre région en matière de partitions et d'instruments de
musique. Ces musiques sont jouées sur des instruments traditionnels. « Une
iconographie importante en Alsace atteste de l'emploi de nos instruments dans la
région avant 1870 », date à partir de laquelle les ensembles de cuivres
remplacèrent ces instruments moins puissants. La raison d'être de cette
association est de sauvegarder et promouvoir le riche patrimoine musical
alsacien. L'association ne se limite pas à cette activité, puisque dans un
esprit d'évolution du style, nos trois musicologues arrangent des pièces
anciennes avec le « respect de la source », et composent aussi de nouvelles
pièces en reconnaissant une certaine influence contemporaine : « La musique
populaire n'est pas encore définitivement vouée au passé, elle est encore
vivante ! ».
Concerts...
A l'approche des fêtes de Noël, vous pourrez retrouver le groupe « Zipfelkapp »
en concert public tout au long du mois de décembre : le 14 au marché de Noël à
Rixheim, le 21 à la Fête du
sapin de Noël à Dannemarie, le 24 pour la veillée de Noël de Jettingen, dans un
spectacle de Henri Fritsch. Le CD est disponible auprès de Jacques Saly, 10, rue
de Steinsoultz, 68130 Jettingen, au prix de 120 F. « Zipfelkapp » sera, mardi
prochain 16 décembre, à l'agence de « L'Alsace » à Altkirch, de 16 h à 18 h,
pour dédicacer l'album.
Thierry Zinniger

Parmi ses nombreuses activités, « Zipfelkapp » accompagne la veillée de Noël
de Henri Fritsch, à Jettingen. Photo « L'ALSACE » - Th. Z
16 décembre 1997 © Dernières Nouvelles D'Alsace tous droits de reproduction réservés
Zipfelkapp à « L'Alsace »
Le trio sundgauvien Zipfelkapp sera cet après-midi dans les
locaux de « L'Alsace » à Altkirch,
de 16 h à 18 h, pour dédicacer son C.D., intitulé « Noëls populaires d'Alsace».
Monique et Jacky Saly et Valère Kaletka y jouent une quinzaine de mélodies
anciennes composées entre les XVIe et XIXe siècles, ainsi que deux compostions
personnelles. Violon, vielle à roue, bombarde, psaltérion, accordéon diatonique,
rauchpfeiffe, épinette des Vosges, le disque permet de retrouver les instruments
traditionnels d'avant l'invasion des cuivres. Zipfelkapp avait déjà enregistré
deux C.D. avec l'ensemble « Au gré des vents », intitulés « Bibalakas » et « Du
piment dans le kougelhopf », ce disque est le premier enregistré en solo. Le
groupe prépare actuellement la veillée de Noël de Henri Fritsch à Jettingen,
veillée qu'il accompagnera en musique.
21 décembre 1997 © Dernières Nouvelles D'Alsace tous droits de reproduction réservés
Animation musicale en harmonie
La partie musicale du spectacle, qu'Henri Fritsch veut toujours très présente
dans ses créations, est assurée par le groupe de musique traditionnelle «
Zipfelkapp », trio fidèle à cette veillée depuis de nombreuses
années. « Zipfelkapp » est formé par Jacky et Monique Saly et leur ami Valère
Kaletka. Ils interpréteront des pièces extraites de leur premier CD qui vient
tout juste de sortir des presses et qui est consacré aux musiques de Noël.
Intitulé « Noëls populaires d'Alsace », le disque comprend une quinzaine de
titres, des mélodies anciennes composées entre le XVIe et le XXe siècle, ainsi
que deux compositions personnelles contemporaines. Les musiques proviennent du
recueil « Chansons populaires d'Alsace » réalisé par Jean-Baptiste Weckerlin
(XIXe siècle). A travers ces reprises, les auteurs de ce CD ont voulu faire
revivre les traditions à travers des arrangements aux harmonies originales
tenant compte de l'évolution de la musique depuis ce temps et des influences
contemporaines, voire « européennes ». Cet enregistrement consacré à la culture
musicale populaire alsacienne pourrait faire l'objet d'un premier volume d'une
anthologie de la musique traditionnelle alsacienne.
Evolution
Organisés sous forme d'association, les membres du groupe réalisent un grand
travail de recherche sur la musique traditionnelle en Alsace ; ils ne se
limitent pas à cette activité puisque dans un esprit d'évolution du style, nos
trois musicologues arrangent des pièces anciennes avec « le respect de la source
» et composent aussi de nouvelles pièces en reconnaissant une certaine influence
contemporaine. « La musique populaire n'est pas encore définitivement vouée au
passé, elle est encore vivante ! » reconnaissent-ils.




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