Sabots brûlés

 

Les sabots d'HélèneAh merci !

Plaisir lumineux.

Après trois cornemuses, cinq diatos et deux vielles à roue qui moulinent à l’unisson Les Grandes Poteries, la Bourrée carrée de la Châtre et Chez le Bon Dieu,…

Il a pris sa musette, l’ami, et il a joué, l’ami. Tout seul. Il a joué une bourrée. Une simple bourrée.

Mais frêle. Délicate. Dansante, enlevée, légère, légère.

Une brise légère nous a tous enlevés.

Ne dites plus jamais que la bourrée est lourde, ne la frappez plus jamais, ne redoublez plus la percu, ne croyez plus jamais qu’elle vous met des sabots aux pieds. D’ailleurs, c’est une danse de paysans, oui, mais pas en sabots : les paysans travaillent en sabots, peut-être, mais dansent en souliers fins. Foin des clichés, dansons.

La bourrée est une merveille, dansante, souple, légère.

L’ami ce soir-là nous amis aux pieds la bourrée, la vraie bourrée, la bourrée merveille, légère, si légère.

Ah merci !

Cheveux gris

 

 


Commentaires   

-4 # Mickaël 29-04-2012 13:13
Vous avez oublié de dire qu'ils prennent tous la pose pour la photo, ce qui peut expliquer la pipe (bien que des danseurs actuels soient tout à fait capables de danser avec une cigarette). Quant au musicien à la cabrette, ne vient-il pas de la ville ?

Je ne nierai pas que quelques détails ont pu être exagérés sur cette photo, le but étant de vendre la carte postale. Quant à dire qu'il s'agit de réinterprétatio n folkloriste, aujourd'hui ce serait une certitude, un siècle plus tôt c'est difficile à croire.

Admettons que des paysans du XXème dansaient en souliers (dont le coût a effectivement baissé à cette époque), en direz-vous autant par exemple de ceux du XVIème ? Et affirmerez-vous que les paysans l'ont toujours dansée en souliers fins (ce qui exclut également la galoche : en cuir mais à semelle de bois).
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+2 # Fantaisies 29-04-2012 13:10
La carte postale que mentionne Mickaël met en scène divers artifices pour apporter du pittoresque au regard citadin/bourgeo is de l'époque (début du XXè s. mais ça marche encore aujourd'hui). Par exemple :
- danser avec une pipe en bouche, hum, très peu crédible
- bénéficier de deux musiciens pour deux danseurs, ben, même pour toute une noce, il n'y en avait souvent qu'un seul, alors…
- le musicien à la cabrette est endimanchés, les danseurs en tenue de travail…bizarre
- et puis tiens, ledit musicien a des souliers de cuir "chicos", pas de raison pourtant de penser qu'il fût particulièremen t riche.

Bien d'autres photographies montrent des villageois très correctement vêtus, pour la fête, chaussures de cuir pour danser. Celle-ci date de 1906, époque où la société traditionnelle était déjà très chancelante. On y a déjà là un pied dans la représentation folklorique, ses réinterprétatio ns… et ses aimables fantaisies.
JH
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-3 # Mickaël 29-04-2012 13:09
Ah tiens, j’ignorais ce détail … tous les paysans avaient donc les moyens de s’offrir des souliers fins ?
J’ai du mal à reconnaître les souliers sur cette photo :
[url=http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Bourr%C3%A9e_d%27Auvergne.jpg ]
J’apprécie parfois de danser une bourrée légère … mais je n’ai pas l’audace d’appeler cela : La vraie bourrée (une variante de valse peut-être).
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