Cul-sec

A boire pour les musiciens !

A boire pour les musiciens ! Et… que leur apporte-t-on ? une bière… un cidre… un vin blanc… un schnaps… un jus de vielle ! Ou alors, ils ont eux-mêmes, bien planquées dans leur caisse, ou étalées sur le bord de scène, au frais à l’ombre ou à réchauffer par les projecteurs, leurs propres bouteilles. A boire !

Eh bien, mes bons amis, franchement, je ne comprends pas. Comment des musiciens peuvent ils avoir besoin d’alcool pour être ivres, quand ils ont…leur musique ? Sur scène comme sur le parquet, moi, il me faut de l’eau. L’alcool, ça me casse la voix, ça m’embrume les yeux, ça me trouble la danse.

Oui, d’accord, comme disait quelqu’un de célèbre, « il faut être toujours ivre ». Mais de quoi ? Moi, que je l’écoute ou que je la fasse, c’est la musique qu’il me faut, pour être saisie de la belle ivresse des moments de fête !

Barman ! Garçon ! sers-moi une valse, qui porte à la tête, une scottish, qui pétille, une bourrée, qui coupe les jambes, un andro, qui chauffe, une mazurka, qui enivre, un cercle circassien, qui fait tourner la tête, ou même un hornpipe, qui fait tituber! Et pour se noircir complètement, une valse à cinq temps ! Cul-sec !

Cheveux Gris

 

 

 


Commentaires   

+5 # Elduche 10-12-2013 15:07
Et pourquoi un musicien qui boit une bière , un cidre, un blanc... serait-il forcément ivre ?
Encore une fois, dame modération fait oublier son existence, écrasée par sa sinistre marâtre l'abstinence encore encouragée aujourd'hui. Mais quoi ? Serions-nous des bêtes pour ne pas savoir doser pour que cela reste un plaisir et pas une défonce ?
Le verre qui désoiffe le musicien (surtout les souffleurs : bois, cuivres, tous mélangés vous me comprenez !) et, parfois, le désinhibe et rend son expression plus belle et, a son tour, enivre les danseurs... ce verre là n'est pas le même que le n-ième d'une soirée de débauche qui finira avec mal au cheveux le lendemain... Il est convivial, il est partagé.
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+9 # Contre champ 29-04-2012 12:47
13 La propension « à boire » des musiciens est incertaine et diverse : elle va de zéro à l’infini (du dromadaire incorruptible jusqu’aux cas de délirium, très minces à vrai dire). Ces temps-ci, je vois plus de tendance au « zéro degré », comme pour le tabac. Alcootest intériorisé ?

C’est parfois encore un « mythe viril » lié à la fête de base et ses compétitions. Fonctionnelleme nt, la prise d’alcool a au moins une double action espérée, à savoir :
• -anti-stress, le trac -toujours présent, jamais nommé- s’avère parfois très déstabilisant, dans diverses situations musicales ou spectaculaires, certains peuvent mieux affronter l’enjeu avec ce moyen « simple » (absorbé assez banalement, dès le repas d’avant bal, dans le cénacle parfois exclusif du groupe).
-l’alcool a aussi• éventuellement une vertu excitante, comme le café, ce qui facilite et soutient l’éveil quand on passe sur le plus lourd versant d’après minuit.
Ne soyons pas alarmistes : le folk d’aujourd’hui, de mœurs particulièremen t clean, limite austères sur ce point, n’est pas selon moi le milieu le plus à risques de ces pratiques, malgré certains clichés auto-colportés, notamment la mise en scène un peu surjouée de la « culture pub/anglo irlandais » ou les imageries galvaudées par les folklores populaires. Mais serais-je naïf ou angélique ?

Quant à d’autres formes et usages des musiques de scène, plus commerciales et plus « grand public » que le trad’ (lui même plutôt observable comme « bio » et « réglo »), d’autres produits très illicites sont fréquemment usités pour affronter le public, pour se « lâcher » et aller plus vite au-delà de ses limites.
Etre gris (aucune allusion à tes cheveux) lève aussi des inhibitions de base chez des danseurs, mais pendant une « dragurka », c’est pas génial pour le/la partenaire). Etre noir -d’alcools blancs en particulier- paraît contre-producti f dans tous les cas.
J’ai rarement côtoyé en 30 ans de folk des alcoolo-dépenda nts, du fait de ces activités. Il en va là, selon moi, comme de l’amour côté discours masculins, avec plus de vantardises et de surenchères verbales que de réalités tangibles. A moins que mon univers ne soit très limité et que la vraie vie soit autre et ailleurs…Quant à promouvoir l’artiste maudit, créatif et fragile donc porté à boire… n’est pas Gainsbarre qui veut.

Jouer, danser, écrire donne certes soif.
« Patron, une Celtic*, pour la route! »
*eau minérale des Vosges du Nord

PS : dans la liste des calembours à deux balles possibles et tentants déjà mentionnée par ailleurs, il y a le « tube » de la « Bourrée de Cusset » (près de Vichy, ville d’eaux), cf. le titre du billet ci-dessus, et c’est, évidemment, une bourrée en rond.Amato
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