Le folk et sa musique culminent dans la pratique du bal folk. On y danse, sans spectacle ni costume folklorique, sur des musiques aux influences diverses arrangées et revitalisées. Ces bals vivent et tournent en attirant un ensemble aux proportions imprévisibles d'hommes et de femmes, de passionnés, d'esthètes, de curieux, de fervents, d'occasionnels, de militants, de rêveurs, d'habitués ou d'originaux du samedi soir. L'ambiance tonique et chaleureuse invite à bouger et à se rencontrer. Vous découvrez, par cette expérience de la fête, qu'une unité existe et que vous y avez votre place.

L'agenda par mail

S'abonner

Courriel mensuel : Danses & Festoyades. Remplissez les champs ci-dessous :

40-groupes

Les derniers ajouts :

Les Zanisées
Ribambal
Grumpy O Sheep

Sylvain-Piron
DoruKano
Les-Sonneurs-du-lion
Alambic
AleCeltique
Soraluna
Stanza
Frangipans
Mercieres
Selaouet
Colin-Tampon
FrancoisDreno
La-Chamaille
Gabal
Folk-YOurs-Elf
Va-Nu-Pieds-de-Vasgovie
Le-Ptit-bal
Cornemuse
Duorado
Le-Ptit-Blanc
Excalembour
AuGreDesVents
Bal-us-Trad
QuatrQuart
LucArbogast
Effets-secondaires
Luftibus
Cedric-Martin
Semi-Croustiallants

Les danses sont souvent faciles à apprendre, faites pour le plaisir des danseurs. Les changements de partenaire, se pratiquant de manière spontanée, entraînent incontestablement une ambiance décontractée et conviviale.

Description des danses

Je le jure, c'est pas inventé.
« Je ne sais pourquoi j'allais danserLa valse, de Renoir, Bal à Bougival, 1883 A Saint-Jean, au musette »

Il m'entraîne dans une valse échevelée. Il danse admirablement ! Bel homme mince, élégant, nerveux, cheveux bien plus gris que les miens, en fait argent, presque blancs. Ca doit faire cinquante ans qu'il danse, il a eu le temps d'apprendre ! Il mène avec fermeté, douceur et élan à la fois. Evolutions souples : le parquet est très chargé, et pourtant nous glissons à grands cercles sans toucher personne, et tout tourbillonne autour de nous, quasi magiquement.

« Cmment ne pas perdre la tête,
Serrée par des bras audacieux... »

Ce n'est pas la Saint-Jean, et il n'est pas mon amant. Mais quelle longue, longue valse, folle plus que langoureuse !...

Et soudain...
Soudain, son visage se crispe. Il ralentit le geste. Et il me souffle :
- Le cœur...
Je m'effare, mais la valse continue à tourbillonner autour de nous. Et il essaye de continuer ! Mais se re-crispe, plus fort. Là, je m'affole : la crise cardiaque ! Il va mourir dans mes bras, là, sur le parquet ! C'est moi qui arrête, qui le pousse au bord, qui l'oblige à s'asseoir. Et il balbutie, il s'excuse : il est vexé comme un pou ! Le déshonneur : n'avoir pas réussi à terminer la valse ! Avoir dû abandonner sa cavalière ! (Où le sens de l'honneur masculin va-t-il se loger !)
La danse est un sport, et un sport violent, un sport dangereux. Quand je pense aux moues dédaigneuses des sportifs musclés qui considèrent que c'est une activité « de dames » (entendez, de faibles, fragiles et délicats)...
Ca reste la peur de ma vie de danseuse ! Oh, nous avons fini par en rire, autour d'un verre (sans alcool), comme d'une folle aventure.

 

--------------------------------------------


Il est mort quelques années plus tard, de son cœur. A l'hôpital.
J'aurais dû continuer la valse, l'entraîner, lui faire finir L'Amant de Saint-Jean. L'infarctus l'aurait frappé là, sur le parquet. Il aurait fini au milieu d'une danse, de sa dernière danse, lui qui aimait tant danser. Ca aurait été mieux, non ?
...Mais moi...aurais-je pu danser encore ?

Cheveux Gris

 

Commentaires   

+1 # Cheveux-noirs-et-blancs 20-11-2012 20:46
Je trouve votre récit émouvant
Répondre | Répondre en citant | Citer