Le Laridé (ou Laridenn en breton) est une danses emblématiques des fest-noz. Si la gavotte est la danse des pieds, le laridé est incontestablement la danse des bras. C’est une danse d’unité, de rythme et d’énergie collective.
Danse en cercle, mais parfois dansé en chaine ouverte. Les danseurs et danseuses étant liés par le petit doigt.
Le terme "Laridé" provient des onomatopées utilisées dans les ritournelles de chant à répondre ("laridé, laridaine..."). Historiquement, cette danse est une évolution des anciens branles de la renaissance.
Elle s'est épanouie dans le Pays Vannetais (Morbihan) au cours du XIXe siècle, supplantant progressivement l’Hanter-dro grâce à son rythme plus vif et ses jeux de bras spectaculaires. À l'origine, ces mouvements de bras servaient à mettre en valeur la dextérité des danseurs, mais aussi la richesse des costumes (notamment les manchettes brodées des femmes).
On distingue principalement deux formes de laridés, souvent réparties géographiquement :
La ridée six temps
Très populaire en Haute-Bretagne (Pays Gallo), on l'appelle plus souvent "Ridée".
Rythme vif et dynamique.
Pas : un déplacement latéral à gauche sur les 4 premiers temps, en deux pas, suivi d'une suspension ou d'un mouvement sur place sur les temps 5 et 6.
Bras : deux mouvements de balancier énergique qui remonte sur le temps 4.
Le laridé huit temps
C'est le classique du Pays de Vannes, aussi appelé "Laridé de la côte" ou "Laridé de Carnac".
Rythme : plus posé, permettant des jeux de bras plus complexes.
Pas : déplacement à gauche sur les temps 1 à 4, puis un travail d'appuis sur place du temps 5 au temps 8.
Bras : au temps 4, les bras effectuent un "blocage" ou une remontée franche au niveau des épaules, créant une vague visuelle magnifique lorsque toute la ronde est synchronisée.
Source : Dictionnaire thématique des musiques du monde, Etienne Bours, éditions Fayard, 2002, ISBN : 2-213-61415-6.
Dictionnaire de 1500 notices relatives aux musiques et aux danses du monde entier.